Sergeï GOROZIA, caporal géorgien de 20 ans ans. Raushan ABDULLIN, soldat russe de 20 ans. Deux soldats ennemis tués le 8 août 2008 à Tskhinvali.

Qu’est-ce qui uni ces deux hommes ?

  • Ils sont tous deux né en 1988
  • Ils sont tous deux soldats volontaire de carrière
  • Ils sont tous deux combattant le même jour au même endroit dans la guerre russo-géorgienne qui oppose du 7 au 16 août 2008 la Géorgie à sa province séparatiste d’Ossétie du Sud et à la Russie.
  • Ils sont tous deux tués à 20 ans le 8 août 2008 (vendredi) dans la même ville de Tskhinvali en Géorgie

Qu’est-ce qui divise ces deux hommes ?

  • Le premier est un caporal Géorgien, il se nomme Sergeï GOROZIA
  • Le second est un soldat des forces spéciales Russes, il se nomme Raushan ABDULLIN

L’histoire de la mort de ces deux hommes démontre qu’ils ne se sont pas entretués, mais ils auraient pu. Ils étaient soldats au front, chacun de son côté avec une bonne raison de faire la guerre.

Rien d’exceptionnel certes, c’est ainsi dans toutes les guerres, les soldats meurent en moyenne à l’âge de 20 ans. Mettre ces deux hommes en parallèle est toutefois intéressant sans devoir prendre position pour l’une ou l’autre partie, afin de de comparer ces deux soldats qui avaient bien de choses en commun, sauf leur nationalité qui a fait d’eux des ennemis.

Cette page a pour objectif premier un devoir de mémoire, ne pas oublier – quelque soit le belligerent – que des hommes sacrifient leurs vies pour leurs patries. Nous devons honorer la mémoire des soldats membres des armées régulières. Je n’y inclue pas les terroristes et autres mercenaires dans cette catégorie.

Notre premier homme : Sergeï GOROZIA

  • Né en 1988 à Soukhoumi, Abkhazie
  • Tué le 8 août 2008 (vendredi) à Tskhinvali, Géorgie, à l’âge de 20 ans
  • Militaire : Caporal IVe brigade d’infanterie géorgienne, 43e bataillon.
  • Deuxième guerre d’Ossétie du Sud
  • Profession : Militaire

Parents

  • Konstantine GOROZIA, soldat tué en 2002
  • Mzia KVIRKVELIA

Frère(s) et soeur(s)

Une soeur X GOROZIA née en 1990

Sergeï GOROZIA – juste avant le début de cette guerre – informe sa maman qu’il compte partir se battre en Irak, il veut participer aux combats, c’est un militaire de carrière.

Cependant, la guerre russo-géorgienne éclate, Sergeï prend les armes pour se battre contre les Russes. Les combats font rages, Sergeï crie aux gens : « Fuyez ! Sauvez-vous ! » et il continue à tirer, disant aux soldats de sauver la vie de deux personnes en danger : « C’est le boulot ! ». Il ne quitte pas sa position même lorsque l’aviation commence à bombarder.

Il est écrit dans le rapport de bataille que Sergueï Gorozia est resté à sa position jusqu’à la fin, jusqu’à son dernier souffle, afin de sortir les blessés et les morts. Mais il est pris pour cible par l’aviation russe et est abattu suite à l’explosion d’une bombe qui lui était destinée.

Sergeï est photographié après sa mort, son corps ensanglanté retourné… il n’avait que 20 ans.
La guerre n’est pas belle a voir, mais ses conséquences dramatiques pour les hommes ne peuvent être ignorées…


Notre second homme : Raushan ABDULLIN

  • Né le 26 juin 1988 (dimanche) – Tyumensky, Russie
  • Tué le 8 août 2008 (vendredi) – Tskhinvali, Géorgie, à l’âge de 20 ans
  • Militaire : 2e compagnie du 2e groupe de l’unité spéciale de la 107e brigade des forces spéciales. Deuxième guerre d’Ossétie du Sud
  • Profession : Militaire

Raushan fait partie d’un bataillon des forces de maintien de la paix qui essuie les premières frappes des troupes géorgiennes.
L’artillerie géorgienne lance de nombreux obus, Raushan est touché, il est grièvement blessé par un éclat.

Malgré sa blessure qui l’empêche de se déplacer et la douleur, notre homme trouve la force – à l’aide d’un lance-grenades antichar portatif – à détruire un char ennemi qui tire sur les positions des militaires du bataillon, le char explose tuant les membres d’équipage géorgiens. Grâce à son courage, il réussi à sauver la vie de nombre de ses camarades, mais rapidement il se vide de son sang et sans être secouru à temps, il meurt.


Ces deux hommes – comme bien d’autres – étaient de jeunes militaires de carrière, prêts à se battre pour leur idéal, leur patrie. Il sont tous deux devenu héro à titre posthume… Quelle gâchis, comme dans toutes les guerres passées, actuelles et futures.

Aucun jugement de ma part envers ces hommes qui ont pris les armes et se sont battus. Ils étaient militaires, ils en ont fait leur choix de vie, leur devoir de soldat pour leur patrie. Aucune complaisance non plus, tout soldat sait qu’il peut être amené à devoir risquer sa vie et à verser son sang pour sa patrie. Ces deux hommes en ont fait l’amer expérience, c’est ainsi que s’est terminé leur histoire de vie…

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J’analyse le monde contemporain — actualité, faits de société, conflits et guerres — pour comprendre en profondeur le fonctionnement de l’être humain. Le philosophe y prend alors le relais, face à un univers à la fois merveilleux et troublant.

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