Dossier : depuis le pogrom du 7 octobre 2023, 968 soldats israéliens ont été tués – au 4 septembre 2026

Depuis le pogrom du 7 octobre 2023, 968 soldats israéliens ont été tué dans une guerre devenue régionale

Du massacre du 7 octobre aux combats dans Gaza, au Liban et sur les autres fronts, près d’un millier de militaires israéliens ont perdu la vie depuis le début de la guerre. Au 4 septembre 2026, Tsahal recense officiellement 968 soldats, officiers et réservistes tombés depuis le 7 octobre 2023. Une très grande majorité de ces pertes reste directement liée au front de Gaza.

Photo entête : Sergent Michael Rozel, combattant du 931e bataillon de la brigade Nahal.
Tué le 5 mai 2024 au combat dans la bande de Gaza, à l’âge de 18 ans.

Les pertes humaines

Plus de mille jours après l’attaque du Hamas contre Israël, le bilan humain continue de peser lourdement sur l’armée israélienne. Au 4 septembre 2026, Tsahal recense 968 soldats, officiers et réservistes tués depuis le début de la guerre, le 7 octobre 2023.

À ces morts s’ajoutent 6 424 soldats blessés, dont 3 894 légèrement, 1 572 modérément et 958 grièvement.

Ces chiffres permettent de mesurer l’ampleur militaire d’un conflit commencé en quelques heures dans le sud d’Israël avant de s’étendre progressivement à Gaza, au Liban, à la Cisjordanie et, plus largement, à l’affrontement régional avec l’Iran et ses alliés.

Deux périodes concentrent une part considérable des pertes israéliennes : le 7 octobre 2023 et les opérations terrestres menées ensuite dans la bande de Gaza. Selon les données publiées par Tsahal, 329 soldats sont morts le seul 7 octobre. À cela s’ajoutent 472 militaires tués depuis le lancement de la manœuvre terrestre dans la bande de Gaza, le 27 octobre 2023.

Une précision est cependant indispensable : ces chiffres ne permettent pas de construire trois catégories parfaitement étanches. Les 472 correspondent aux militaires tués depuis le début de la manœuvre terrestre dans Gaza, tandis que le bilan général de 968 morts couvre l’ensemble de la guerre.

La différence arithmétique entre 968, 329 et 472 donne 167 morts, mais ces 167 militaires ne constituent pas une catégorie officielle publiée par Tsahal. Il serait donc incorrect de les présenter simplement comme « 167 soldats tués sur les autres fronts ».

Le bilan militaire israélien depuis le 7 octobre 2023

968 soldats israéliens tués depuis le début de la guerre.

  • 329 militaires tués le 7 octobre 2023.
  • 472 militaires tués depuis le début de la manœuvre terrestre dans la bande de Gaza, le 27 octobre 2023.
  • 167 autres décès apparaissent par différence arithmétique, mais ils ne constituent pas une catégorie officielle homogène. Ils correspondent à différents fronts et circonstances de la guerre.

6 424 militaires blessés, dont :

  • 3 894 légèrement ;
  • 1 572 modérément ;
  • 958 grièvement.

Le 7 octobre, la journée la plus meurtrière

Pour comprendre ces pertes, il faut revenir au matin du 7 octobre 2023.

Des milliers de terroristes du Hamas et d’autres groupes armés palestiniens franchissent alors la frontière depuis la bande de Gaza. Des postes militaires sont attaqués, mais également des kibboutzim, des localités et le festival de musique Nova.

Environ 1.200 personnes sont tuées en Israël, en majorité des civils, tandis que 251 personnes sont enlevées et emmenées dans la bande de Gaza.

Pour l’armée israélienne, la catastrophe est également militaire. Des positions proches de Gaza sont submergées. Des soldats sont tués dans leurs bases ou en tentant de défendre les localités attaquées. D’autres unités, envoyées en urgence vers le sud, affrontent les assaillants pendant plusieurs heures avant qu’Israël ne reprenne progressivement le contrôle de son territoire.

Tsahal a établi par la suite que 329 de ses militaires étaient morts au cours de cette seule journée. Il s’agit d’une concentration de pertes exceptionnelle dans l’histoire récente de l’armée israélienne.

Le 7 octobre représente ainsi à lui seul environ un tiers de tous les soldats israéliens tués depuis le commencement de la guerre.

Gaza devient le principal champ de bataille

Après plusieurs semaines de frappes aériennes et de mobilisation, Israël lance le 27 octobre 2023 sa manœuvre terrestre dans la bande de Gaza.

Les objectifs annoncés sont de détruire les capacités militaires et gouvernementales du Hamas, d’empêcher une répétition du massacre du 7 octobre et de ramener les otages.

La nature des combats expose fortement l’infanterie, les unités blindées, le génie et les réservistes israéliens. Les soldats progressent dans un environnement urbain extrêmement dense, face à des combattants utilisant notamment des tunnels, des engins explosifs, des missiles antichars, des tirs de précision et des embuscades.

Les pertes augmentent rapidement.

Le 14 janvier 2024, Tsahal comptabilisait déjà 188 soldats tués depuis le début des opérations terrestres. Le 6 avril, le bilan atteignait 256 morts.

Au 4 septembre 2026, il s’établit à 472 soldats tués depuis le début de la manœuvre terrestre à Gaza.

Les combats ont successivement concerné le nord de l’enclave, Gaza-ville, Khan Younès, Rafah, Jabaliya, Beit Hanoun et de nombreux secteurs où l’armée israélienne est parfois revenue après de premières opérations.

Certaines journées ont été particulièrement meurtrières. Les soldats israéliens ont été victimes de combats rapprochés, de missiles antichars, d’explosifs placés dans des bâtiments ou sous les routes, mais aussi d’accidents opérationnels et de tirs fratricides.

Au 4 avril 2024, Tsahal reconnaissait ainsi que 41 militaires avaient été tués dans des accidents opérationnels, dont 20 par des tirs fratricides, cinq lors d’incidents de tir et seize dans différents accidents impliquant notamment des armes ou des véhicules.

Ces pertes accidentelles appellent toutefois une précision importante : elles ne doivent pas être systématiquement ajoutées aux pertes de Gaza comme s’il s’agissait d’une catégorie indépendante. Un militaire victime d’un accident opérationnel pendant les combats dans la bande de Gaza peut également entrer dans le bilan des morts enregistrés depuis le début de la manœuvre terrestre.

La guerre souterraine et les combats dans des zones urbaines densément construites ont constitué l’une des principales difficultés rencontrées par l’armée israélienne.

Au-delà de Gaza, des pertes sur plusieurs fronts

Si le 7 octobre et les opérations dans Gaza concentrent l’essentiel de l’attention, la guerre a également tué des soldats israéliens sur plusieurs autres fronts. Le plus meurtrier de ces fronts a été celui ouvert contre le Hezbollah.

Dès le 8 octobre 2023, le mouvement chiite libanais engage les hostilités depuis le Liban. Tirs de roquettes, missiles antichars et drones deviennent récurrents dans le nord d’Israël. Des dizaines de milliers d’Israéliens doivent quitter les localités proches de la frontière.

Pendant près d’un an, les affrontements restent essentiellement limités à des frappes de part et d’autre de la frontière. La situation change radicalement en septembre 2024, lorsque l’armée israélienne intensifie ses opérations contre le Hezbollah.

Le chef du mouvement, Hassan Nasrallah, est tué lors d’une frappe israélienne à Beyrouth. Le 30 septembre, Tsahal lance des opérations terrestres dans le sud du Liban afin de détruire les positions et infrastructures du Hezbollah établies à proximité de la frontière israélienne.

Les pertes augmentent avec les combats au sol.

Sergent David Bogdanovski, combattant du 603e bataillon du génie, formation « Saar Megolan »
Tué le 23 décembre 2023 au combat dans le sud de la bande de Gaza, à l’âge de 19 ans.

Selon les données israéliennes compilées au moment du cessez-le-feu de novembre 2024, 75 soldats israéliens avaient été tués dans le conflit avec le Hezbollah depuis octobre 2023.

Certains avaient été tués dans le nord d’Israël sous les tirs de roquettes, de missiles antichars ou de drones. D’autres sont tombés lors des opérations terrestres menées dans le sud du Liban.

Un cessez-le-feu entre Israël et le Liban entre finalement en vigueur le 27 novembre 2024, sans mettre complètement fin aux opérations israéliennes contre les infrastructures du Hezbollah.

La Cisjordanie, autre théâtre d’opérations

Dans le même temps, Tsahal intensifie ses opérations en Cisjordanie, particulièrement dans le nord du territoire.

Jénine, Tulkarem, Naplouse et leurs environs deviennent le théâtre de nombreuses opérations contre des cellules armées. Les forces israéliennes y affrontent notamment des membres du Hamas, du Jihad islamique palestinien et d’autres groupes armés.

Terroriste du Hamas abattu par les forces de Tsahal lors d’un combat

Les pertes militaires y sont nettement inférieures à celles enregistrées à Gaza ou face au Hezbollah, mais plusieurs soldats israéliens y ont été tués dans des attaques, des échanges de tirs ou par des engins explosifs.T

D’autres militaires sont également tombés dans des attaques menées contre Israël depuis des fronts plus éloignés.

Le 4 octobre 2024, par exemple, deux soldats israéliens ont été tués lorsqu’un drone lancé depuis l’Irak a frappé le nord d’Israël.

La frontière même de Gaza constitue encore un cas particulier. Des militaires ont pu être tués sur le territoire israélien par des attaques provenant de l’enclave sans nécessairement entrer dans la catégorie des morts de la manœuvre terrestre à l’intérieur de Gaza.

Ces différentes situations expliquent pourquoi il serait trompeur de considérer les 167 décès obtenus par différence arithmétique comme une catégorie homogène.

Ils ne représentent pas simplement « les morts hors de Gaza », mais renvoient à différentes périodes, différents théâtres et différentes circonstances d’une guerre devenue progressivement régionale.

2024, une année particulièrement lourde

Lieutenant Alon SCAGGIO commandant de l’équipe de tireurs d’élite de la patrouille Harob, brigade Kafir.
Tué le 27 juin 2024 au cours d’une activité opérationnelle dans la zone de la brigade Menashe à Nefolu, à l’âge de 22 ans.

L’évolution annuelle du bilan permet également de mesurer l’intensité de la guerre.

Pour l’ensemble de l’année 2023, Tsahal avait enregistré 558 militaires morts, dont 329 pour la seule journée du 7 octobre.

En 2024, 363 soldats israéliens sont morts. Parmi eux, 295 ont perdu la vie lors d’activités opérationnelles. Cette année correspond à la poursuite des opérations intensives dans Gaza et à l’ouverture, à l’automne, de la campagne terrestre contre le Hezbollah au Liban.

Ces statistiques annuelles ne doivent cependant pas être additionnées mécaniquement pour reconstituer les 968 morts de la guerre. Les statistiques générales de Tsahal peuvent comprendre des soldats morts de maladie, dans des accidents, lors d’attaques ou dans d’autres circonstances qui ne correspondent pas nécessairement au périmètre exact de la liste des « morts de la guerre ».

Le chiffre de référence doit donc rester celui publié spécifiquement par Tsahal pour la guerre : 968 tués au 4 septembre 2026.

Deux cessez-le-feu, mais une guerre qui se transforme

Un premier cessez-le-feu avec le Hamas avait permis, dès novembre 2023, la libération de dizaines d’otages. Une nouvelle trêve entre en vigueur en janvier 2025, avant l’effondrement de l’accord et la reprise des opérations israéliennes dans Gaza en mars.

La guerre connaît ensuite une nouvelle évolution majeure.

En juin 2025, Israël lance l’opération « Rising Lion » contre l’Iran. Pendant douze jours, l’aviation israélienne frappe des installations nucléaires, des sites liés aux missiles balistiques, des systèmes de défense aérienne et le commandement militaire iranien.

À Gaza, un nouvel accord de cessez-le-feu entre en vigueur le 10 octobre 2025. L’armée israélienne se replie sur une ligne définie par l’accord, dite « Yellow Line », tout en conservant une présence destinée notamment à empêcher la reconstitution des capacités militaires du Hamas.

La question des otages demeure centrale jusqu’au début de l’année suivante.

Le 26 janvier 2026, Israël annonce avoir récupéré le corps de Ran Gvili, policier tué au combat le 7 octobre 2023 et dont le corps avait été emmené dans Gaza. Avec son retour, tous les otages du 7 octobre ont finalement été ramenés en Israël, vivants ou morts.

2026 et la dimension régionale du conflit

La guerre déclenchée le 7 octobre a entre-temps profondément changé de nature. L’affrontement initial entre Israël et le Hamas s’est progressivement intégré dans une confrontation beaucoup plus vaste impliquant le Hezbollah au Liban, les Houthis au Yémen et surtout l’Iran.

Le 28 février 2026, Israël et les États-Unis lancent une nouvelle campagne contre l’Iran, baptisée par Tsahal « Roaring Lion ».

Le Hezbollah rejoint directement cette nouvelle phase du conflit le 2 mars en lançant des roquettes et des drones vers Israël. Tsahal reprend alors des opérations de grande ampleur au Liban.

Près de trois ans après le massacre du 7 octobre, l’armée israélienne se retrouve ainsi engagée dans une confrontation qui dépasse largement le seul territoire de Gaza.

Des soldats, mais aussi des centaines de milliers de réservistes

Major (réserviste) Gideon Chai Dirou, de Tel Aviv, combattant de l’unité Yalam.
Tué le 22 mai 2024 par un engin explosif dans un immeuble du nord de Gaza, à l’âge de 33 ans

Derrière le bilan militaire se trouve une particularité fondamentale de cette guerre : une partie importante des hommes et des femmes engagés ne sont pas des militaires professionnels, mais des réservistes rappelés sous les drapeaux après le 7 octobre.

Dès les premières heures suivant l’attaque du Hamas, Israël procède à une mobilisation d’une ampleur exceptionnelle. Des centaines de milliers de réservistes rejoignent leurs unités, quittant parfois en quelques heures leur famille, leur emploi ou leurs études pour reprendre l’uniforme.

Cette mobilisation ne se limite pas aux premiers mois de la guerre.

Elle se prolonge avec les opérations dans Gaza, l’affrontement avec le Hezbollah, les opérations en Cisjordanie et l’élargissement progressif du conflit à l’échelle régionale.

Pour la seule année 2025, Tsahal indique avoir mobilisé environ 306 830 réservistes.

Ces hommes et ces femmes constituent une composante essentielle de l’armée israélienne.
Le chef d’état-major israélien a lui-même qualifié les réservistes et militaires de carrière de colonne vertébrale opérationnelle de Tsahal.

Dans un pays comptant moins de dix millions d’habitants, l’engagement de plusieurs centaines de milliers de réservistes signifie également qu’une partie considérable de la société israélienne a été directement confrontée à la guerre.

Parmi les 968 soldats tués figurent ainsi de nombreux réservistes. Certains avaient une épouse ou un mari, des enfants et une activité professionnelle avant d’être rappelés sous les drapeaux. D’autres avaient terminé leur service militaire depuis plusieurs années lorsqu’ils ont rejoint leur ancienne unité.

Cette réalité donne une dimension particulière aux pertes israéliennes. Derrière chaque nom publié par Tsahal se trouve non seulement un soldat, mais également une famille, des parents, parfois des enfants, des amis et une communauté.

Les conséquences dépassent donc largement les seules unités combattantes. Depuis le 7 octobre, de nombreuses familles israéliennes ont vu l’un des leurs partir pour plusieurs périodes de réserve, parfois pendant plusieurs mois, tandis que les opérations militaires se prolongeaient.

Tsahal reconnaissait d’ailleurs en 2025 le poids considérable de cette mobilisation. Son porte-parole évoquait des réservistes ayant terminé leur service obligatoire depuis plusieurs années mais combattant toujours, certains ayant passé de longues périodes loin de leur famille, de leur emploi et de leur vie quotidienne.

Plus de 6 400 soldats blessés

Aux morts viennent les blessés. Selon le bilan officiel de Tsahal au 4 septembre 2026, 6 424 militaires ont été blessés depuis le début de la guerre. Parmi eux, 3 894 ont été légèrement blessés, 1 572 modérément et 958 grièvement.

Tsahal précise que ces statistiques n’incluent pas certaines personnes évacuées pour des raisons sans rapport avec un événement opérationnel, ni celles arrivées aux urgences sans hospitalisation ou sans classification de leur blessure correspondant au périmètre statistique retenu.

Certains blessés ont pu reprendre une vie normale ou retourner dans leur unité. Pour d’autres, les conséquences physiques de la guerre seront durables.

Le bilan militaire du conflit ne se mesure donc pas uniquement aux morts. Il comprend également plusieurs milliers d’hommes et de femmes blessés et une armée de réserve sollicitée pendant une période exceptionnellement longue.

Près d’un millier de soldats tombés

Derrière les évolutions stratégiques et les opérations militaires demeure finalement un chiffre : 968.

Il représente des soldats actifs, des officiers, des militaires de carrière et de nombreux réservistes rappelés sous les drapeaux après le 7 octobre. Des hommes et des femmes qui, pour beaucoup, avaient retrouvé depuis longtemps une vie civile avant que la guerre ne les ramène dans leur unité.

Les pertes ont été très inégalement réparties.

Le premier choc reste celui du 7 octobre, avec 329 soldats tués en une seule journée. Puis vient la longue campagne terrestre dans Gaza, avec 472 soldats tués depuis le début de la manœuvre du 27 octobre 2023.

D’autres sont morts face au Hezbollah, en Cisjordanie, autour de la bande de Gaza ou sur d’autres fronts d’un conflit qui s’est progressivement étendu à une grande partie de la région.

Cette chronologie rappelle également l’origine de la guerre. Elle n’a pas commencé par l’offensive terrestre israélienne dans Gaza, mais par l’attaque du 7 octobre contre Israël, au cours de laquelle environ 1.200 personnes ont été tuées et 251 prises en otage.

La réponse militaire israélienne qui a suivi a entraîné une guerre longue, extrêmement meurtrière également pour la population palestinienne de Gaza, et profondément transformé le Moyen-Orient.

Pour Israël, elle représente l’un des engagements militaires les plus longs et les plus coûteux de son histoire récente. Près de trois ans après le massacre qui l’a déclenchée, 968 militaires israéliens sont tués et 6 424 sont blessés.

Derrière ces statistiques figurent autant de parcours individuels. Et dans une société où l’armée de réserve constitue l’un des piliers de la défense nationale, presque chaque soldat tombé laisse derrière lui bien davantage qu’une place vide dans son unité.

Ce qu’il faut en retenir

Depuis l’attaque mertrière du Hamas du 7 octobre 2023, 968 militaires israéliens ont été tués et 6 424 blessés, selon le bilan de Tsahal au 4 septembre 2026. 329 soldats sont tombés durant la seule journée du 7 octobre, tandis que 472 ont été tués depuis le début de la manœuvre terrestre dans la bande de Gaza, le 27 octobre 2023.

Les autres pertes se répartissent entre différents fronts et circonstances, notamment les combats contre le Hezbollah au Liban et dans le nord d’Israël, les opérations en Cisjordanie et les attaques provenant d’autres territoires. Le conflit déclenché par le massacre du 7 octobre s’est ainsi progressivement transformé en une confrontation régionale impliquant directement ou indirectement le Hamas, le Hezbollah, l’Iran et ses autres alliés.

Cette guerre se distingue également par la place considérable prise par les réservistes. Des centaines de milliers d’Israéliens ont quitté leur famille, leur travail ou leurs études pour reprendre l’uniforme, et nombre d’entre eux figurent parmi les soldats tombés.

Près de trois ans après le 7 octobre, le bilan rappelle ainsi le coût humain supporté par l’armée israélienne : près d’un millier de soldats tués, plus de 6 400 blessés et une société profondément marquée par une mobilisation militaire d’une durée exceptionnelle.

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J’analyse le monde contemporain — actualité, faits de société, conflits et guerres — pour comprendre en profondeur le fonctionnement de l’être humain. Le philosophe y prend alors le relais, face à un univers à la fois merveilleux et troublant.

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Gaëtan O’Keefe

Excellent dossier qui met les choses en perspective !
Que les « Free Palestine » essaient si leurs QUI le permet de réfléchir un peu!

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