Guerre Russo-Géorgienne (7 au 16 août 2008)
Cette guerre éclaire s’est déroulée du 7 au 16 août 2008. Elle est aussi connue sous le nom de la seconde guerre d’Ossétie du Sud. La Guerre russo-géorgienne révèle les ambitions expansionnistes de la Russie dans l’ex-espace soviétique. Culmination d’une escalade orchestrée par Moscou, ce conflit oppose la Géorgie à ses provinces séparatistes d’Ossétie du Sud et d’Abkhazie, soutenues et militarisées par la Russie.
Ce conflit post-soviétique s’inscrit dans une série d’agressions russes successives : distribution massive de passeports russes aux Ossètes du Sud (90% de la population), exercices militaires menaçants près des frontières, et soutien armé aux séparatistes depuis les années 1990. Vladimir Poutine admettra en 2012 avoir prémédité l’opération, avec entraînements de milices ossètes pendant deux ans. La Russie entretient 30 000 soldats en Abkhazie et Ossétie du Sud, violant les accords de 1992 sur les casques bleus CEI (à prépondérance russe).
Les tensions culminent début août : escarmouches, mercenaires russes infiltrés, et menaces d’invasion signalées par des diplomates OTAN dès avril 2008.
Déclenchement et intervention disproportionnée
Dans la nuit du 7 au 8 août 2008, la Géorgie lance un assaut sur Tskhinvali (Ossétie du Sud) face aux tirs séparatistes, tuant 12 soldats russes dans les forces de maintien de la paix de la Communauté des États indépendants CEI et 162 soldats Géorgiens sont tués tués selon le bilan officiel de la Justice russe communiqué fin 2008.. Se fondant sur les passeports russes distribués, Dmitri Medvedev ordonne une invasion massive : chars via le tunnel de Roki, bombardements sur Gori, Poti et jusqu’aux abords de Tbilissi.
Après quatre jours d’avancée rapide des forces russes et de bombardements sur plusieurs villes géorgiennes, Medvedev annonce que ces objectifs sont atteints et que les troupes russes resteront sur les positions définies par l’accord de 1992 pour garantir la paix dans la région.
Cessez-le-feu et conséquences
Le 16 août, un cessez-le-feu (médié par Nicolas Sarkozy) stoppe les hostilités, sans résoudre les contentieux. La Russie reconnaît l’indépendance d’Ossétie du Sud et Abkhazie, annexe de facto ces territoires, et mène un nettoyage ethnique : expulsion de Géorgiens, destructions de villages (confirmé par CEDH en 2021.
Soldats géorgiens détenus par des soldats de la paix russes sur la base militaire de Senaki en Géorgie

Durant ce court conflit :
- Géorgien : 27 000 hommes déployés :
=> 271 soldats tués
=> 1 147 soldats blessés
=> 11 soldats disparus
=> 39 soldats prisonniers - Russe et leurs alliés :
=> 35 500 hommes déployés
=> 129 soldats tués
=> 364 soldats blessés
=> 3 soldats disparus
=> 32 soldats prisonniers - Civils géorgiens :
=> 224 personnes tuées
=> 542 personnes blessées
=>15 personnes disparues - Civils d’Ossétie du Sud :
=> 329 personnes tuées - Pays-Bas :
=> 1 journaliste tué
Légende photo : soldat Géorgien blessé et capturé, interrogé par les Russes…

Corps d’un soldat géorgien abattu par une mitrailleuse russe

Deux soldats de 20 ans, tous deux tués à Tskhinvali le 8 août 2008, mais ennemis :
- Sergeï GOROZIA, Caporal IVe brigade d’infanterie géorgienne, 43e bataillon
=> 20 ans, tué le 8 août 2008 - Raushan ABDULLIN, 2e compagnie du 2e groupe de l’unité spéciale de la 107e brigade des forces spéciales russes
=> 20 ans, tué le 8 août 2008
Cette page a pour objectif premier un devoir de mémoire, ne pas oublier – quelque soit le belligerent – que des hommes sacrifient leurs vies pour leurs patries. Nous devons honorer la mémoire des soldats membres des armées régulières. Je n’y inclue pas les terroristes et autres mercenaires dans cette catégorie.
(Photo d’illustration : Un tireur d’élite et son officier de l’unité de renseignement de la compagnie A se cachent dans un cimetière, traqués par les troupes sud-ossètes, en Géorgie. Le tireur d’élite vise d’éventuelles cibles sud-ossètes qui pourraient s’approcher trop près de leurs positions.
(Photo : Jonathan Alpeyrie))
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