Désarmement du Hamas : Trump affirme qu’Israël soutient l’accord, Netanyahu garde le silence
Une feuille de route internationale entend mettre fin à la guerre dans la bande de Gaza en organisant le désarmement du Hamas, le retrait israélien et la reconstruction du territoire. Son avenir dépend toutefois encore de l’adhésion effective des différentes parties.
Le projet de feuille de route s’appuie sur le plan de paix proposé par Donald Trump et sur la résolution 2803 (2025) du Conseil de sécurité des Nations unies. Son objectif consiste à mettre un terme durable à la guerre dans la bande de Gaza, à restaurer une administration palestinienne unifiée et à ouvrir la voie à une solution politique.
Le texte intervient toutefois dans un contexte diplomatique encore mouvant. Si Donald Trump affirme qu’Israël soutient cette feuille de route, aucune confirmation officielle n’a encore été apportée par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, tandis que des responsables israéliens ont auparavant exprimé leur opposition à cette proposition.
Avant chaque nouvelle étape, une commission internationale devra vérifier que les engagements précédents ont bien été respectés. Le processus repose sur une mise en œuvre progressive afin d’éviter toute reprise des combats.
Le désarmement du Hamas au cœur de l’accord

Le texte fait du désarmement du Hamas et des autres groupes armés l’une de ses principales conditions. Les organisations palestiniennes devront cesser toute activité militaire. Leurs armes lourdes, leurs ateliers de fabrication, leurs dépôts d’armement et leur réseau de tunnels seront progressivement démantelés selon un calendrier précis.
Toutes les armes des milices seront ensuite placées sous l’autorité exclusive du Comité national pour l’administration de Gaza (CNAG). À terme, aucune organisation armée ne pourra conserver son propre arsenal.
Les combattants des milices ne rejoindront pas les nouveaux services de sécurité palestiniens. Les armes récupérées ne seront remises ni à Israël ni à une autre puissance étrangère. Une commission internationale de vérification contrôlera l’ensemble du processus.
Une nouvelle administration pour gouverner Gaza
Le CNAG deviendra l’unique autorité civile et sécuritaire dans la bande de Gaza. Les différentes factions palestiniennes s’engagent à ne pas intervenir dans son fonctionnement durant la période de transition.
Cette nouvelle administration assurera la gestion des institutions publiques, des finances, des infrastructures et des services essentiels. Elle procédera également à un audit complet des comptes publics et pilotera la reconstruction du territoire avec l’appui de la communauté internationale.
Les forces de police seront réorganisées. Tous les policiers feront l’objet d’une enquête de sécurité avant leur éventuelle intégration. Ceux qui ne rempliront pas les critères pourront être réaffectés à des fonctions civiles ou partir à la retraite dans le respect de leurs droits.
Le retrait progressif des forces israéliennes

Le retrait israélien interviendra progressivement selon un calendrier lié à l’avancement du désarmement. Chaque phase dépendra de la certification délivrée par le mécanisme international de contrôle.
Une Force internationale de stabilisation prendra position entre les secteurs évacués par Israël et les zones administrées par le CNAG. Elle surveillera le cessez-le-feu, sécurisera l’acheminement de l’aide humanitaire et participera à la formation de la future police palestinienne. En revanche, elle n’exercera aucune mission de police auprès de la population.
Le texte précise également que personne ne pourra être contraint de quitter la bande de Gaza dans le cadre de la mise en œuvre de cet accord.
Reconstruction et perspective politique

La dernière partie de la feuille de route organise la reconstruction de Gaza. Les travaux seront coordonnés par le CNAG avec le soutien d’organismes internationaux et selon un calendrier défini.
Le document affirme que la combinaison du retrait israélien, du désarmement des groupes armés et du retour d’une administration palestinienne unique doit créer les conditions nécessaires à une reprise durable de la vie civile. Les rédacteurs estiment que ce processus pourrait ensuite ouvrir une voie politique vers l’autodétermination palestinienne et la création d’un État.
L’accord attend toujours une confirmation israélienne
Donald Trump a affirmé vendredi qu’Israël avait accepté cette proposition. Depuis la résidence présidentielle de Camp David, le président américain a déclaré qu’une entente avait été conclue et qu’Israël se montrait « très content » de cet accord. Selon lui, les autorités israéliennes ont participé activement aux discussions et ont fait preuve d’une grande coopération.
Les déclarations de Donald Trump contrastent avec les positions attribuées jusqu’ici à des responsables israéliens. Avant cette annonce, plusieurs médias rapportaient que le cabinet de Benjamin Netanyahu rejetait cette feuille de route, notamment parce qu’elle lie le retrait progressif de Tsahal au désarmement du Hamas.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu n’a, à ce stade, fait aucune déclaration publique sur le contenu de cette feuille de route.
En l’absence de confirmation officielle de Benjamin Netanyahu, la portée exacte des déclarations de Donald Trump reste difficile à apprécier. Elles peuvent traduire un accord politique encore non officialisé, une évolution récente des négociations ou un désaccord persistant sur les modalités de mise en œuvre de cette feuille de route.
Share this content:


