{"id":16,"date":"2025-12-03T10:18:47","date_gmt":"2025-12-03T10:18:47","guid":{"rendered":"https:\/\/rrb.be\/rrb\/?page_id=16"},"modified":"2026-02-10T14:57:07","modified_gmt":"2026-02-10T14:57:07","slug":"la-notion-de-genocide-au-21e-siecle-usage-et-mesusage-organise-par-linstitut-jonathas","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/rrb.be\/rrb\/la-notion-de-genocide-au-21e-siecle-usage-et-mesusage-organise-par-linstitut-jonathas\/","title":{"rendered":"La notion de g\u00e9nocide au 21e si\u00e8cle, usage et m\u00e9susage, organis\u00e9 par l&rsquo;Institut Jonathas"},"content":{"rendered":"\n<p><em><sup>Par Alain Schenkels, 3 d\u00e9cembre 2025<\/sup><\/em><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"477\" height=\"588\" src=\"https:\/\/rrb.be\/rrb\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/Viviane-Teitelbaum.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-19\" style=\"width:143px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/rrb.be\/rrb\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/Viviane-Teitelbaum.png 477w, https:\/\/rrb.be\/rrb\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/Viviane-Teitelbaum-243x300.png 243w\" sizes=\"auto, (max-width: 477px) 100vw, 477px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Viviane Teitelbaum<\/strong>&nbsp;ouvre la soir\u00e9e en saluant le public et en remerciant tout particuli\u00e8rement la pr\u00e9sence d\u2019un responsable politique, Georges Dallemagne, qu\u2019elle qualifie de courageux. Elle explique que la conf\u00e9rence est organis\u00e9e par l\u2019Institut Jonathas, en partenariat avec l\u2019Union des \u00e9tudiants juifs de Belgique, Akadem, qui retransmet la rencontre, et l\u2019Institut d\u2019\u00e9tudes du juda\u00efsme. Elle rappelle que l\u2019Institut Jonathas a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 dans la foul\u00e9e du 7 octobre pour lutter contre l\u2019antis\u00e9mitisme et les facteurs qui le favorisent en Belgique, et mentionne l\u2019un des cofondateurs, Jo\u00ebl Amar, pr\u00e9sent dans la salle.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle introduit ensuite le th\u00e8me central de la soir\u00e9e : le mot \u00ab g\u00e9nocide \u00bb, en insistant sur le fait que ce terme d\u00e9passe largement sa dimension juridique depuis son inscription dans la Convention de l\u2019ONU de 1948. Il devait \u00eatre un outil de protection universelle, une cat\u00e9gorie rigoureuse pour penser et pr\u00e9venir l\u2019an\u00e9antissement intentionnel de groupes humains, une borne morale et civilisationnelle entre l\u2019humain et l\u2019inhumain. Or, au XXI\u1d49 si\u00e8cle, plus le mot est invoqu\u00e9, moins il est compris : il est d\u00e9tourn\u00e9, instrumentalis\u00e9, d\u00e9contextualis\u00e9 dans les m\u00e9dias, sur les r\u00e9seaux sociaux, dans certains discours militants et diplomatiques. Cette inflation d\u2019usage entra\u00eene simplification, surench\u00e8re morale et polarisation.<\/p>\n\n\n\n<p>Viviane Teitelbaum d\u00e9crit une fragilisation du concept de g\u00e9nocide par son usage impressionniste ou strat\u00e9gique. La multiplication des accusations de g\u00e9nocide ne prot\u00e8ge pas les victimes ; elle brouille le droit, la responsabilit\u00e9, et nourrit des narrations o\u00f9 l\u2019\u00e9motion l\u2019emporte sur les faits, o\u00f9 le slogan remplace l\u2019analyse. L\u2019Institut Jonathas a, \u00e0 travers plusieurs cartes blanches, d\u00e9nonc\u00e9 cette dilution : emploi strat\u00e9gique du terme comme arme rh\u00e9torique, comp\u00e9tition victimaire, menace sur la m\u00e9moire des g\u00e9nocides reconnus, et difficult\u00e9 accrue \u00e0 mobiliser l\u2019attention internationale sur d\u2019autres drames en cours.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle souligne aussi le r\u00f4le ambivalent des m\u00e9dias : indispensables pour documenter les violences de masse, ils sont pris dans la logique de l\u2019instantan\u00e9, des images brutes et des narratifs concurrents qui transforment le mot \u00ab g\u00e9nocide \u00bb en marqueur identitaire et en cri de ralliement, souvent d\u00e9tach\u00e9 des crit\u00e8res juridiques pr\u00e9cis de 1948. La qualification juridique tend \u00e0 se confondre avec l\u2019indignation morale, sous la pression d\u2019opinions polaris\u00e9es, au d\u00e9triment de l\u2019exigence de v\u00e9rification. Qualifier trop vite un \u00e9v\u00e9nement de g\u00e9nocide, sans en r\u00e9unir les \u00e9l\u00e9ments constitutifs, affaiblit la capacit\u00e9 du concept \u00e0 prot\u00e9ger les victimes r\u00e9elles. \u00c0 l\u2019inverse, ne pas nommer correctement certaines r\u00e9alit\u00e9s contribue \u00e0 une \u00ab \u00e9rosion cognitive \u00bb qui brouille la d\u00e9tection des situations d\u2019extermination.<\/p>\n\n\n\n<p>Face \u00e0 ces d\u00e9rives, elle pose la question centrale : comment pr\u00e9server la distinction entre trag\u00e9die, crime de guerre, crime contre l\u2019humanit\u00e9 et g\u00e9nocide, \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 les mots circulent plus vite que l\u2019expertise ? L\u2019enjeu de la rencontre est de clarifier, distinguer et r\u00e9affirmer les crit\u00e8res qui fondent la notion de g\u00e9nocide, non pour la sacraliser, mais pour pr\u00e9server son efficacit\u00e9 juridique, politique et m\u00e9morielle, ainsi que la cr\u00e9dibilit\u00e9 du combat contre les violences de masse.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p><strong>Viviane Teitelbaum pr\u00e9sente Jo\u00ebl Kotek, qui ouvre la premi\u00e8re intervention.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Historien et politologue, professeur \u00e0 l\u2019ULB, sp\u00e9cialiste reconnu de l\u2019antis\u00e9mitisme, des d\u00e9rives totalitaires et des g\u00e9nocides. Auteur de nombreux travaux cit\u00e9s internationalement, il analyse les m\u00e9canismes de construction de l\u2019ennemi, les processus de d\u00e9shumanisation et les ressorts id\u00e9ologiques conduisant aux g\u00e9nocides ou \u00e0 leur instrumentalisation. Elle insiste sur sa capacit\u00e9 \u00e0 articuler rigueur universitaire, p\u00e9dagogie claire et vision historique de long terme, qui permet de saisir les continuit\u00e9s entre les discours d\u2019hier et d\u2019aujourd\u2019hui.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"374\" height=\"466\" src=\"https:\/\/rrb.be\/rrb\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/Joel-kotek.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-20\" style=\"aspect-ratio:0.8026276500447895;width:130px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/rrb.be\/rrb\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/Joel-kotek.png 374w, https:\/\/rrb.be\/rrb\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/Joel-kotek-241x300.png 241w\" sizes=\"auto, (max-width: 374px) 100vw, 374px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Jo\u00ebl Kotek<\/strong>&nbsp;ouvre son intervention en pr\u00e9cisant qu\u2019il ne fera pas un long discours, mais souhaite aborder l\u2019explication collective de l\u2019utilisation actuelle du terme \u00ab g\u00e9nocide \u00bb. Il questionne pourquoi ce concept, bien que tr\u00e8s invoqu\u00e9, ne soit pas remplac\u00e9 par d\u2019autres notions plus pertinentes comme crime de guerre ou crime contre l\u2019humanit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Il se d\u00e9crit comme faussement accus\u00e9 d\u2019extr\u00eame droite, affirmant ne pas appartenir \u00e0 ce courant, et annonce qu\u2019il ne d\u00e9battra pas de la qualification du conflit \u00e0 Gaza comme g\u00e9nocide, mais que la guerre men\u00e9e par Isra\u00ebl a \u00e9t\u00e9 terrible et que toute guerre comporte des crimes, voire des crimes contre l\u2019humanit\u00e9. Son objectif est de rappeler que le terme g\u00e9nocide doit \u00eatre employ\u00e9 avec rigueur et uniquement lorsque les crit\u00e8res juridiques stricts d\u2019intention d\u2019an\u00e9antissement syst\u00e9matique sont r\u00e9unis.<\/p>\n\n\n\n<p>Jo\u00ebl Kotek expose que l\u2019\u00e9l\u00e9ment cl\u00e9 du g\u00e9nocide est l\u2019intention sp\u00e9cifique de d\u00e9truire un groupe humain, ce qui distingue ce crime des violences de masse sans cette intention. Il rappelle que cette d\u00e9finition tr\u00e8s pr\u00e9cise vient de la Convention de 1948, et insiste sur la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019une d\u00e9cision politique claire qui cristallise cette intention, comme ce fut le cas dans les g\u00e9nocides historiques (Shoah, Arm\u00e9nie, Rwanda). Il montre ensuite des exemples historiques chiffr\u00e9s et cartographiques de g\u00e9nocides reconnus. Il critique l\u2019utilisation abusive et d\u00e9form\u00e9e du terme contre Isra\u00ebl, illustr\u00e9e par une caricature prim\u00e9e qui d\u00e9tourne la figure d\u2019Anne Frank pour des fins n\u00e9gationnistes.<\/p>\n\n\n\n<p>Il d\u00e9nonce aussi la r\u00e9surgence d\u2019un antis\u00e9mitisme ancien et renouvel\u00e9, puis il explore les quatre causes actuelles de la mont\u00e9e de l\u2019antis\u00e9mitisme en Europe : l\u2019antis\u00e9mitisme structurel issu de relations religieuses anciennes, la difficult\u00e9 occidentale \u00e0 assumer la Shoah et la colonisation (antis\u00e9mitisme secondaire), l\u2019antis\u00e9mitisme opportuniste li\u00e9 \u00e0 des strat\u00e9gies \u00e9lectorales (terciaire) et l\u2019antis\u00e9mitisme radical li\u00e9 au palestinisme comme religion civile qui sanctifie la cause palestinienne.<\/p>\n\n\n\n<p>Il d\u00e9crit l\u2019antis\u00e9mitisme comme un ph\u00e9nom\u00e8ne complexe et multifactoriel, parfois exprim\u00e9 par des caricatures anciennes reproduites encore aujourd\u2019hui, par des accusations et expressions haineuses publiques in\u00e9dites dans l\u2019histoire moderne, ainsi que par un rejet virulent d\u2019Isra\u00ebl assimil\u00e9 \u00e0 un \u00c9tat g\u00e9nocidaire ou colonial. Enfin, Jo\u00ebl Kotek \u00e9voque la dimension quasi-religieuse du conflit isra\u00e9lo-palestinien dans certains milieux, avec la disparition d\u2019Isra\u00ebl fantasmatique cens\u00e9e \u00ab sauver le monde \u00bb. Il conclut sur une observation critique des hypocrisies politiques et l\u2019obsession d\u2019Isra\u00ebl dans certains discours antis\u00e9mites actuels, illustrant notamment avec une photographie qui r\u00e9sume ce climat.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Viviane Teitelbaum pr\u00e9sente le second intervenant, Yann Jurovics.<\/h3>\n\n\n\n<p>Elle salue au passage la pr\u00e9sence parmi l\u2019auditoire de survivants de la Shoah et du g\u00e9nocide tutsi, qu\u2019elle remercie chaleureusement.<\/p>\n\n\n\n<p>Yann Jurovics est ma\u00eetre de conf\u00e9rences en droit international, docteur en droit, et ancien juriste pr\u00e8s de la chambre d\u2019appel des Tribunaux p\u00e9naux internationaux (TPI). Il a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 r\u00e9viseur juridique aupr\u00e8s de la Cour internationale de justice. Recherch\u00e9 pour sa rigueur, il est reconnu comme l\u2019un des sp\u00e9cialistes majeurs de sa g\u00e9n\u00e9ration sur les crimes de masse, la qualification juridique des violences, et le fonctionnement des juridictions internationales.<\/p>\n\n\n\n<p>Auteur de nombreuses publications sur la justice et les crimes internationaux, il est devenu une voix centrale dans l\u2019analyse des cat\u00e9gories p\u00e9nales internationales. Ses \u00e9crits, \u00e0 la fois techniques et accessibles, sont largement utilis\u00e9s tant par des universitaires que par des institutions. Lors de cette conf\u00e9rence, il propose une mise au point essentielle sur la distinction juridique entre crime de guerre, crime contre l\u2019humanit\u00e9, et g\u00e9nocide, en expliquant les \u00e9l\u00e9ments constitutifs de ces qualifications, leur \u00e9tablissement par le droit, ainsi que la mani\u00e8re dont la Cour p\u00e9nale internationale (CPI) et la Cour internationale de justice instruisent et jugent ces crimes.<\/p>\n\n\n\n<p>Son intervention se r\u00e9v\u00e8le fondamentale pour replacer les termes et accusations souvent confondus dans le d\u00e9bat public, o\u00f9 la distinction entre jugement moral, \u00e9motion collective, et qualification juridique devient floue.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"450\" height=\"592\" src=\"https:\/\/rrb.be\/rrb\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/Yann-Jurovics.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-21\" style=\"width:126px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/rrb.be\/rrb\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/Yann-Jurovics.png 450w, https:\/\/rrb.be\/rrb\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/Yann-Jurovics-228x300.png 228w\" sizes=\"auto, (max-width: 450px) 100vw, 450px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Yann Jurovics<\/strong>&nbsp;aborde l\u2019usage strat\u00e9gique du droit, notamment celui du g\u00e9nocide, qui permet \u00e0 certains \u00c9tats de saisir la Cour internationale de justice (CIJ) via l\u2019article 9 de la Convention sur le g\u00e9nocide, afin d\u2019obtenir la comp\u00e9tence juridique dans des diff\u00e9rends d\u2019\u00c9tat \u00e0 \u00c9tat. Il pr\u00e9cise que la CIJ n\u2019est pas une juridiction p\u00e9nale et son r\u00f4le est de trancher des points de droit entre \u00c9tats, avec des exemples d\u2019affaires en cours comme Afrique du Sud contre Isra\u00ebl, Gambie contre Birmanie ou Soudan contre \u00c9mirats arabes unis.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 ce stade, la Cour ne s\u2019est pas encore prononc\u00e9e sur l\u2019existence d\u2019un g\u00e9nocide dans ces affaires, et le processus probatoire est long et complexe. Yann souligne que la Cour p\u00e9nale internationale (CPI), elle, juge les individus et n\u2019a pas inculp\u00e9 les dirigeants isra\u00e9liens pour g\u00e9nocide, mais pour crimes de guerre ou crimes contre l\u2019humanit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Il insiste que la qualification juridique de g\u00e9nocide requiert deux \u00e9l\u00e9ments essentiels : une destruction mat\u00e9rielle (quantitative et qualitative) d\u2019un groupe et une intention sp\u00e9cifique de destruction totale ou partielle de ce groupe, d\u00e9fini notamment par la Convention de 1948. Cette intention doit \u00eatre pr\u00e9m\u00e9dit\u00e9e et s\u2019incarner dans une d\u00e9cision politique claire, ce qui diff\u00e9rencie le g\u00e9nocide d\u2019autres violences de masse ou crimes.<\/p>\n\n\n\n<p>Yann Jurovics donne plusieurs exemples historiques pour illustrer ces crit\u00e8res, soulignant par exemple que la Shoah est un g\u00e9nocide non pas par le nombre de morts mais par l\u2019intention planifi\u00e9e d\u2019an\u00e9antissement. Il explique que le g\u00e9nocide doit viser des groupes identifi\u00e9s biologiquement (ethniques, nationaux, raciaux, religieux), ce qui exclut certains groupes sociaux ou politiques, parfois punis sous d\u2019autres chefs (crimes contre l\u2019humanit\u00e9).<\/p>\n\n\n\n<p>Il d\u00e9taille aussi la distinction fondamentale avec la purification ethnique, o\u00f9 le but est l\u2019exclusion plut\u00f4t que la destruction biologique du groupe. Par exemple, la politique chinoise contre les Tib\u00e9tains constitue une forme de r\u00e9pression culturelle et politique, mais ne correspond pas \u00e0 un g\u00e9nocide juridiquement d\u00e9fini.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, Yann Jurovics aborde la notion cl\u00e9 d\u2019\u00ab intention de d\u00e9truire \u00bb comme mobile profond et d\u00e9terminant du g\u00e9nocide, renvoyant \u00e0 des motivations de haine pure envers l\u2019existence m\u00eame d\u2019un groupe, ce qui est une caract\u00e9ristique sp\u00e9cifique du g\u00e9nocide par rapport \u00e0 d\u2019autres crimes. Toute autre interpr\u00e9tation est \u00e0 ses yeux n\u00e9gationniste. Cette intervention technique, rigoureuse, clarifie l\u2019emploi du terme g\u00e9nocide dans le cadre du droit international, en insistant sur l\u2019importance capitale du crit\u00e8re d\u2019intention et du processus judiciaire.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Viviane Teitelbaum<\/strong>&nbsp;remercie Yann Jurovics pour son intervention clarificatrice, soulignant qu\u2019elle aide \u00e0 mieux comprendre les notions juridiques critiques, notamment face \u00e0 des appels comme ceux d\u2019Amnesty International qui demandent une red\u00e9finition du g\u00e9nocide pour inclure Gaza.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Viviane Teitelbaum introduit ensuite Jean Quatremer, qualifi\u00e9 de figure majeure du journalisme europ\u00e9en contemporain.<\/h3>\n\n\n\n<p>Juriste de formation, il a enseign\u00e9 \u00e0 Paris Nanterre et Paris 1 Panth\u00e9on-Sorbonne avant de rejoindre Lib\u00e9ration en 1986, o\u00f9 il couvre l\u2019actualit\u00e9 europ\u00e9enne depuis 1990 comme l\u2019un des correspondants les plus respect\u00e9s et influents \u00e0 Bruxelles. Son travail journalistique, de documentariste et chroniqueur est reconnu, notamment \u00e0 travers son blog tr\u00e8s suivi, \u00ab Coulisses de Bruxelles \u00bb ; il a \u00e9crit et produit de nombreux documentaires diffus\u00e9s sur France 2, France 5, etc., et ses nombreuses interventions sur des cha\u00eenes comme France Info, Arte ou LCI.<\/p>\n\n\n\n<p>Jean Quatremer est un auteur prolifique qui interroge les r\u00e9cits dominants, refusant les dogmes et rappelant que l\u2019information est un travail rigoureux, non une simple \u00e9motion. Sa rigueur, son ind\u00e9pendance d\u2019esprit et son courage lui ont valu des menaces personnelles, notamment \u00e0 cause de la qualit\u00e9 de ses analyses.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est pr\u00e9sent\u00e9 comme particuli\u00e8rement qualifi\u00e9 pour traiter du th\u00e8me de la conf\u00e9rence : les d\u00e9rives m\u00e9diatiques autour du terme \u00ab g\u00e9nocide \u00bb, la circulation virale d\u2019accusations souvent non \u00e9tay\u00e9es, la pression des r\u00e9seaux sociaux, et le r\u00f4le crucial mais vuln\u00e9rable des journalistes dans une \u00e9poque marqu\u00e9e par la confusion morale et informationnelle. Jean Quatremer est \u00e9galement attendu sur l\u2019analyse de la responsabilit\u00e9 \u00e9thique des journalistes, la pression des \u00ab faits de meute \u00bb, des formats m\u00e9diatiques qui poussent \u00e0 l\u2019implication \u00e9motionnelle, et les biais dans le traitement des conflits.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"540\" height=\"627\" src=\"https:\/\/rrb.be\/rrb\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/Jean-Quatremer-1.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-23\" style=\"width:148px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/rrb.be\/rrb\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/Jean-Quatremer-1.png 540w, https:\/\/rrb.be\/rrb\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/Jean-Quatremer-1-258x300.png 258w\" sizes=\"auto, (max-width: 540px) 100vw, 540px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Jean Quatremer<\/strong>&nbsp;d\u00e9bute en soulignant son choc d\u00e8s le 7 octobre, jour o\u00f9 il constate un traitement m\u00e9diatique d\u00e9form\u00e9, notamment par la RTBF qui invite un intervenant minimisant l\u2019horreur en cours. Il critique la gestion de l\u2019information par Isra\u00ebl, qui n\u2019a pas diffus\u00e9 d\u2019images, contrairement au Hamas qui a inond\u00e9 les r\u00e9seaux sociaux d\u2019images contr\u00f4l\u00e9es. Il compare cette retenue au respect habituel envers les victimes, comme lors des attaques terroristes fran\u00e7aises, soulignant que le Hamas, \u00e0 l\u2019inverse, agit sans scrupule.<\/p>\n\n\n\n<p>Il d\u00e9nonce aussi l\u2019attitude de certains responsables politiques belges, peu enclins \u00e0 condamner fermement le Hamas d\u00e8s les premiers jours, alors que toute la communaut\u00e9 europ\u00e9enne s\u2019est mobilis\u00e9e en soutenant Isra\u00ebl. En Belgique, les symboles de soutien sont rares ou ambivalents, avec des drapeaux palestiniens partout mais peu de drapeaux isra\u00e9liens, \u00e0 l\u2019exception de quelques communes. Jean Quatremer pointe la pr\u00e9sence et l\u2019influence de groupes islamistes extr\u00e9mistes en Belgique, notamment \u00e0 Bruxelles, ainsi que leur possible infiltration dans les partis politiques, y compris \u00e0 droite. Il compare cette r\u00e9alit\u00e9 au communautarisme fran\u00e7ais, soulignant les diff\u00e9rences de dynamique politique entre les deux pays.<\/p>\n\n\n\n<p>Sur les m\u00e9dias, il s\u2019alarme de la d\u00e9rive \u00e9motionnelle et du manque d\u2019exigence dans le traitement journalistique. \u00c0 partir du bombardement de l\u2019h\u00f4pital Al-Ahli, il critique la diffusion d\u2019informations non v\u00e9rifi\u00e9es, issues du \u00ab minist\u00e8re de la Sant\u00e9 \u00bb du Hamas, sans remise en cause suffisante. Il rappelle la complexit\u00e9 des conflits urbains et la difficult\u00e9 de comptabiliser rapidement les victimes, en insistant sur la n\u00e9cessit\u00e9 de distinguer militaires et civils.<\/p>\n\n\n\n<p>Il d\u00e9plore l\u2019amalgame trompeur entre Isra\u00ebl et un agresseur criminel dans certains m\u00e9dias, et la rapide adoption par ces derniers du narratif du g\u00e9nocide. Il revendique son approche rigoureuse bas\u00e9e sur la v\u00e9rification, \u00e0 rebours d\u2019une tendance journalistique domin\u00e9e par l\u2019\u00e9motion et les images instantan\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, Jean Quatremer d\u00e9nonce les conflits d\u2019int\u00e9r\u00eats apparents dans certains m\u00e9dias, notamment un cas o\u00f9 un correspondant de \u00ab Le Monde \u00bb m\u00eal\u00e9 \u00e0 des relations politiques partisanes a post\u00e9 des messages controvers\u00e9s. Il \u00e9voque des erreurs historiques r\u00e9p\u00e9t\u00e9es dans le journalisme, o\u00f9 des pr\u00e9jug\u00e9s ou peurs emp\u00eachent une bonne analyse des r\u00e9alit\u00e9s g\u00e9opolitiques, comparant notamment \u00e0 la mauvaise compr\u00e9hension du nazisme dans les ann\u00e9es 1930. Il conclut en affirmant que le journalisme doit rester ind\u00e9pendant et rigoureux, capable de critiquer et d\u2019enqu\u00eater toutes les institutions, y compris europ\u00e9ennes, sans jamais sacrifier la v\u00e9rit\u00e9 \u00e0 une id\u00e9ologie ou un parti pris. Jean Quatremer insiste sur l\u2019urgence de restaurer la confiance dans la presse, d\u00e9non\u00e7ant l\u2019adoption irr\u00e9fl\u00e9chie du r\u00e9cit du Hamas, qui, selon lui, nuit \u00e0 la cr\u00e9dibilit\u00e9 et \u00e0 l\u2019influence europ\u00e9enne.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Viviane Teitelbaum pr\u00e9sente la quatri\u00e8me et derni\u00e8re intervenante, Mia Doornaert, journaliste et essayiste flamande respect\u00e9e et influente.<\/h3>\n\n\n\n<p>Depuis plus de dix ans, Mia apporte des analyses incisives sur les cultures historiques et se distingue par sa libert\u00e9 de ton, son ind\u00e9pendance journalistique, son engagement contre les injonctions id\u00e9ologiques, et son attachement \u00e0 la nuance, la m\u00e9moire et la coh\u00e9rence intellectuelle dans un paysage m\u00e9diatique polaris\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Ancienne journaliste internationale au Standard pendant 38 ans, sp\u00e9cialiste des relations internationales, de la s\u00e9curit\u00e9 europ\u00e9enne et transatlantique, et voyageuse au Moyen-Orient et en Extr\u00eame-Orient, elle a aussi \u00e9t\u00e9 conseill\u00e8re politique et plume du Premier ministre Yves Leterme. Elle a men\u00e9 un combat constant pour la libert\u00e9 de la presse, devenant la premi\u00e8re femme pr\u00e9sidente de l\u2019Association g\u00e9n\u00e9rale des journalistes professionnels de Belgique et de la F\u00e9d\u00e9ration internationale des journalistes, et a si\u00e9g\u00e9 \u00e0 la commission consultative de l\u2019UNESCO sur la libert\u00e9 de la presse. En hommage \u00e0 son engagement, elle a re\u00e7u le titre de baronne en 2003.<\/p>\n\n\n\n<p>Mia Doornaert analysera le traitement m\u00e9diatique du concept de g\u00e9nocide en Flandre, un espace m\u00e9diatique aux dynamiques sp\u00e9cifiques, o\u00f9 l\u2019identit\u00e9 flamande se construit dans un d\u00e9bat public marqu\u00e9 par des zones d\u2019ombre, des silences et des crispations qui influent sur le traitement de sujets sensibles. Elle \u00e9voquera \u00e9galement la version accusatoire visant Isra\u00ebl dans certains m\u00e9dias flamands, ainsi que des exemples inqui\u00e9tants de caricatures antis\u00e9mites et de propos violents qui illustrent un recul des inhibitions dans le discours public.<\/p>\n\n\n\n<p>Son regard est jug\u00e9 indispensable pour comprendre les diff\u00e9rences r\u00e9gionales et linguistiques dans le paysage m\u00e9diatique belge, et Viviane Teitelbaum exprime le privil\u00e8ge de lui donner la parole.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"355\" height=\"515\" src=\"https:\/\/rrb.be\/rrb\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/Mia-Doornaert.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-24\" style=\"width:135px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/rrb.be\/rrb\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/Mia-Doornaert.png 355w, https:\/\/rrb.be\/rrb\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/Mia-Doornaert-207x300.png 207w\" sizes=\"auto, (max-width: 355px) 100vw, 355px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Mia Doornaert<\/strong>&nbsp;raconte comment, apr\u00e8s 38 ans comme journaliste politique \u00e9trang\u00e8re au Standard (sans politique belge), elle a \u00e9t\u00e9 approch\u00e9e par le ministre des Affaires \u00e9trang\u00e8res et son \u00e9quipe qui voulaient \u00ab ton cerveau et ta plume \u00bb \u2013 une proposition irr\u00e9sistible. C\u2019\u00e9tait son \u00ab dream team \u00bb en politique internationale et diplomatie, o\u00f9 elle travaillait heureuse avec le ministre et connaissait beaucoup de diplomates. Elle est devenue plume du Premier ministre Leterme pour les affaires internationales, \u00e9crivant les grands discours \u00e0 l\u2019ONU.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle parle de la division traditionnellement comprise entre gauche et droite sur le plan socio-\u00e9conomique, et de la mont\u00e9e r\u00e9cente d\u2019une opposition plus marqu\u00e9e entre libertaires et conservateurs, avec des changements culturels profonds. Elle raconte des exp\u00e9riences personnelles de jeunesse, notamment sur des sujets comme le vol ou la d\u00e9viance sexuelle, pour montrer comment ces enjeux sociaux et moraux ont \u00e9volu\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Concernant l\u2019antis\u00e9mitisme, Mia Doornaert \u00e9voque son anciennet\u00e9 et sa persistance, dont une r\u00e9activation li\u00e9e au conflit isra\u00e9lo-palestinien. Elle note que l\u2019antis\u00e9mitisme ne vient plus seulement de l\u2019extr\u00eame droite, mais aussi de la gauche et surtout dans un contexte actuel tr\u00e8s marqu\u00e9 par l\u2019islamisme radical et la diffusion massive de discours haineux dans certains m\u00e9dias et sur les r\u00e9seaux sociaux. Elle d\u00e9nonce l\u2019ignorance historique, notamment en Flandre, et la difficult\u00e9 \u00e0 communiquer des nuances sur ce conflit.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle critique le concept d\u2019islamophobie comme une construction invent\u00e9e pour prot\u00e9ger l\u2019islamisme de la critique, un outil pour enfermer une communaut\u00e9. Elle fait la diff\u00e9rence avec l\u2019antis\u00e9mitisme, qui enferme les Juifs dans une identit\u00e9 de haine, et rappelle que m\u00eame les Juifs non croyants ou convertis sont victimes de cette haine.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, elle alerte sur la responsabilit\u00e9 collective de la presse dans la propagation de l\u2019antis\u00e9mitisme contemporain, rappelant que les violences en Isra\u00ebl ont un impact sur tous les Juifs dans le monde, et d\u00e9plorant l\u2019absence d\u2019\u00e9quivalent de condamnation g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e pour les attentats islamistes. Elle souligne que l\u2019antis\u00e9mitisme a aussi exist\u00e9 \u00e0 gauche, notamment avant l\u2019affaire Dreyfus, et qu\u2019aujourd\u2019hui il touche une grande partie de la classe politique belge, tout en remerciant les orateurs et le public pour cette exposition sur l\u2019histoire et le droit.<\/p>\n\n\n\n<p>Par Alain Schenkels<\/p>\n\n\n\n<figure data-wp-context=\"{&quot;imageId&quot;:&quot;69f0d9ba72aa1&quot;}\" data-wp-interactive=\"core\/image\" data-wp-key=\"69f0d9ba72aa1\" class=\"wp-block-image size-full is-resized wp-lightbox-container\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"728\" height=\"1006\" data-wp-class--hide=\"state.isContentHidden\" data-wp-class--show=\"state.isContentVisible\" data-wp-init=\"callbacks.setButtonStyles\" data-wp-on--click=\"actions.showLightbox\" data-wp-on--load=\"callbacks.setButtonStyles\" data-wp-on-window--resize=\"callbacks.setButtonStyles\" src=\"https:\/\/rrb.be\/rrb\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/Alain_Schenkels.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-25\" style=\"width:168px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/rrb.be\/rrb\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/Alain_Schenkels.jpg 728w, https:\/\/rrb.be\/rrb\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/Alain_Schenkels-217x300.jpg 217w\" sizes=\"auto, (max-width: 728px) 100vw, 728px\" \/><button\n\t\t\tclass=\"lightbox-trigger\"\n\t\t\ttype=\"button\"\n\t\t\taria-haspopup=\"dialog\"\n\t\t\taria-label=\"Enlarge\"\n\t\t\tdata-wp-init=\"callbacks.initTriggerButton\"\n\t\t\tdata-wp-on--click=\"actions.showLightbox\"\n\t\t\tdata-wp-style--right=\"state.imageButtonRight\"\n\t\t\tdata-wp-style--top=\"state.imageButtonTop\"\n\t\t>\n\t\t\t<svg xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" width=\"12\" height=\"12\" fill=\"none\" viewBox=\"0 0 12 12\">\n\t\t\t\t<path fill=\"#fff\" d=\"M2 0a2 2 0 0 0-2 2v2h1.5V2a.5.5 0 0 1 .5-.5h2V0H2Zm2 10.5H2a.5.5 0 0 1-.5-.5V8H0v2a2 2 0 0 0 2 2h2v-1.5ZM8 12v-1.5h2a.5.5 0 0 0 .5-.5V8H12v2a2 2 0 0 1-2 2H8Zm2-12a2 2 0 0 1 2 2v2h-1.5V2a.5.5 0 0 0-.5-.5H8V0h2Z\" \/>\n\t\t\t<\/svg>\n\t\t<\/button><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"776\" src=\"http:\/\/rrb.be\/rrb\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/Conference-Jonathas-photo-1024x776.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-26\" srcset=\"https:\/\/rrb.be\/rrb\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/Conference-Jonathas-photo-1024x776.png 1024w, https:\/\/rrb.be\/rrb\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/Conference-Jonathas-photo-300x227.png 300w, https:\/\/rrb.be\/rrb\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/Conference-Jonathas-photo-768x582.png 768w, https:\/\/rrb.be\/rrb\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/Conference-Jonathas-photo.png 1130w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Cat\u00e9gorie(s) :<\/p>\n\n\n<div class=\"taxonomy-category wp-block-post-terms\"><a href=\"https:\/\/rrb.be\/rrb\/category\/antisemitisme\/\" rel=\"tag\">Antis\u00e9mitisme<\/a><span class=\"wp-block-post-terms__separator\">, <\/span><a href=\"https:\/\/rrb.be\/rrb\/category\/belgique\/\" rel=\"tag\">Belgique<\/a><span class=\"wp-block-post-terms__separator\">, <\/span><a href=\"https:\/\/rrb.be\/rrb\/category\/dossier\/\" rel=\"tag\">Dossier<\/a><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Alain Schenkels, 3 d\u00e9cembre 2025 Viviane Teitelbaum&nbsp;ouvre la soir\u00e9e en saluant le public et en remerciant tout particuli\u00e8rement la pr\u00e9sence d\u2019un responsable politique, Georges Dallemagne, qu\u2019elle qualifie de courageux. Elle explique que la conf\u00e9rence est organis\u00e9e par l\u2019Institut Jonathas, en partenariat avec l\u2019Union des \u00e9tudiants juifs de Belgique, Akadem, qui retransmet la rencontre, et [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":17,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[36,4,12],"tags":[],"class_list":["post-16","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-antisemitisme","category-belgique","category-dossier"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/rrb.be\/rrb\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/rrb.be\/rrb\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/rrb.be\/rrb\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rrb.be\/rrb\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rrb.be\/rrb\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=16"}],"version-history":[{"count":8,"href":"https:\/\/rrb.be\/rrb\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3174,"href":"https:\/\/rrb.be\/rrb\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16\/revisions\/3174"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rrb.be\/rrb\/wp-json\/wp\/v2\/media\/17"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/rrb.be\/rrb\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=16"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/rrb.be\/rrb\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=16"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/rrb.be\/rrb\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=16"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}