Le commandement russe commence à « économiser sur les réserves »…Une tendance assez révélatrice…
Konstantin Mashovets, connu sous le pseudonyme « Pashtetof », analyste militaire ukrainien renommé et coordinateur du groupe « Information Resistance » (IS), spécialiste des opérations en cours dans le conflit russo-ukrainien, fournit des analyses détaillées sur les mouvements de troupes, les stratégies russes et les développements du front.
L’ennemi russe, de toute évidence, a DÉJÀ commencé à se préparer à la campagne d’été de cette année.
C’est pourquoi, personnellement, je ne vois aucun sens à discuter de ce que tout le monde appelle le « processus de paix ». Son déroulement, son contenu, et a fortiori ses délais…
En termes simples, « tout tournera autour » de deux opérations offensives russes possibles (hypothétiques), dont le début pourrait être attendu dès la fin avril 2026 :
- L’opération Sloviansk-Kramatorsk
- L’opération Orikhiv-Zaporizhzhia
Ou bien une combinaison des deux, selon la période et le lieu.
Dans ce contexte, d’ici la fin du printemps, il est évident que le commandement russe sera occupé à préparer cette campagne, notamment par :
- La formation et le déploiement de réserves stratégiques ;
- L’accumulation de ressources matérielles et techniques aux niveaux opératif et stratégique dans les directions correspondantes ;
- L’occupation préalable des zones et positions de départ pour le déploiement opératif des groupements d’attaque ;
- La mise en œuvre d’un ensemble de mesures visant à assurer la couverture de ces déploiements (depuis la défense antiaérienne jusqu’aux mesures de contre‑espionnage et de guerre électronique) ;
- Le redéploiement opératif et stratégique dissimulé des forces et moyens, conformément au plan et au calendrier de déploiement des groupements désignés.
À l’heure actuelle, il est évident que le commandement russe rencontre les plus grandes difficultés concernant précisément le point n° 3. Les groupements de troupes ennemies chargés de l’exécuter se sont manifestement enlisés dans la zone tactique sur les axes concernés. Leur progression ne correspond clairement pas aux délais strictement fixés et préalablement planifiés pour l’accomplissement de cette mission.
Cependant, dans le même temps, le commandement russe « n’a guère envie » d’engager ses réserves stratégiques pour accélérer l’exécution de cette tâche — réserves qu’il s’efforce, depuis la fin de l’automne dernier, d’accumuler soigneusement.
Et cela se comprend : dans le cas contraire, les chances de réussite des opérations offensives évoquées plus haut, prévues pour le printemps‑été de cette année, pourraient être considérablement réduites.
Il sera intéressant de voir comment le commandement russe tentera de résoudre ce « dilemme stratégique »:
- Reportera‑t‑il les échéances ?
- Osera‑t‑il entamer la nouvelle phase de son « offensive stratégique » avec les forces et moyens déjà déployés ?
- Engagera‑t‑il ses réserves dans un avenir proche ?
À cet égard, je considère la participation de représentants du commandement politico‑militaire russe (du régime actuel du Kremlin) au soi‑disant « processus de paix » uniquement comme une tentative de dissimulation diplomatique de leurs véritables plans pour la campagne d’été de cette année.
Dans un sens plus large, le Kremlin, de toute évidence, tentera au cours de l’année en cours une nouvelle tentative — et très probablement la dernière dans cette guerre — pour « la terminer par la force » à ses propres conditions.
Et si cette tentative échoue, comme la précédente…
Nous aurons alors de RÉELLES chances de mettre fin à la guerre.
Par Konstantin Mashovets

Share this content:


