Iran : plus de 648 manifestants tués depuis le début de la révolte et risque d’exécutions massives
Une vague de contestations antigouvernementales a éclaté le 28 décembre 2025 au bazar de Téhéran, s’étendant vite à 120 villes dans les 31 provinces iraniennes avant un black-out internet complet depuis le 8 janvier à 22 heures. Les forces étatiques ont répliqué avec une répression musclée, faisant au moins 648 morts confirmés et plus de 10 000 arrestations annonce Iran Human Rights. Le régime prépare des procès expéditifs et des exécutions potentielles massives, suscitant une vive inquiétude internationale.
Pertes Humaines Confirmées
D’après IHRNGO, 648 manifestants ont péri dans 14 provinces depuis le début, chiffre validé par des preuves directes ou doubles sources indépendantes, incluant documents hospitaliers et morgues. Parmi eux, neuf adolescents de moins de 18 ans attendent une confirmation d’âge via pièces officielles. À Téhéran, une vidéo de la morgue de Kahrizak révèle 250 corps ; un médecin anonyme interrogé par Time Magazine en dénombre 217 dans six hôpitaux de la capitale, qui en compte plus de 100 au total. Des bilans lourds concernent aussi Ispahan, Machhad, Rasht, Karaj et Shiraz, avec d’autres cas en vérification.
Réaction des Autorités et Isolement Numérique
Les médias officiels font état de 121 morts parmi forces armées, police et justice, hors Téhéran. Les forces répressives ont déployé des armes militaires, tirant à bout portant sur têtes et torses, et multiplié les interpellations massives. NetBlocks note un black-out à 99% du réseau depuis le 8 janvier, pire que novembre 2019 où 1 500 morts furent rapportés ; rares connexions Starlink subsistent, perturbées par brouillage. Ali Khamenei, guide suprême, fustige des « vandales émeutiers » et refuse tout recul ; Masoud Pezeshkian, président, les qualifie de « terroristes » et mobilise les loyalistes pour barrer les rues.
Menaces d’Exécutions et Cas Particuliers
Erfan Soltani, 26 ans appréhendé le 8 janvier à Fardis (Karaj), risque la peine capitale dès le 14 janvier : sa famille l’apprit le 12, sans avocat ni audience connue, charges indéterminées. Les autorités ont déjà dupé des proches par le passé, comme avec Abbas Deris en 2019, feignant une condamnation pour arracher des « pardons ». Mahmood Amiry-Moghaddam, tête d’IHRNGO, compare cette répression aux massacres des années 1980, qualifiés crimes contre l’humanité, et exhorte les démocraties à protéger les civils face aux Gardiens de la révolution.
Par Alain Schenkels

(Photo capture d’écran vidéo amateur)


