RRB.BE présenté par Alain Schenkels

WWI François SCHENKELS

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  • Naissance
  • Décédé
  • Soldat VG, (Prisonnier de guerre) Corps de Transport – 2e régiment des Carabiniers, 6e division des volontaires. Pas de dossier militaire disponible
  • Lien familial à définir

Événements

1914 :Engagement soldat volontaire de guerre
Sources: CICR
29 mai 1915 :Prisonnier de guerre
Fait prisonnier par les allemandsSources: CICR
1er septembre 1916 :Transféré au camp de prisonnier de Göttingen – Göttingen, , , Niedersachsen, Allemagne
GUERRE 14/18 – LE CAMP DE GÖTTINGEN Les premiers prisonniers sont arrivés dès la fin du mois d’août 1914. Sommée par les autorités militaires, la ville a mis à la disposition de la « Kommandantur » un terrain de 13 hectares situé en périphérie sud-est de la ville près des casernements au pied des collines du Lohberg. Les premières « baraques » furent construites par 180 prisonniers venus d’un camp voisin. En quelques semaines ce sont 80 « baraques » d’une capacité de 110 places qui furent construites. Chaque baraque comprenait 4 chambres, 2 pour les simples soldats et 2 pour les sous-officiers. A côté des baraques furent installés divers locaux : hôpital militaire, bureau de poste, ateliers… Au fil du temps, les prisonniers construisirent des locaux pour le culte, le théâtre, la chorale, la musique, la peinture. Chaque nationalité les utilisant par alternance pour interpréter des œuvres en langue maternelle, en invitant l’ensemble des captifs. Dans ce camp les autorités allemandes imaginèrent une démarche politique autour des prisonniers flamands. Dans un premier temps ils regroupèrent tous les prisonniers flamands dans ce camp, puis leur facilitèrent, avec discrétion pour ne pas les couper des autres prisonniers, l’accès aux activités culturelles et à l’accroissement de leurs connaissances. L’objectif recherché était d’aboutir à une forme d’autonomie de la Flandre pour obtenir une collaboration avec l’Allemagne. Cette tentative échoua mais elle fut renouvelée en 1940 par Hitler. Le livre retraçant 100 ans d’Histoire à Göttingen contient d’autres informations très intéressantes sur la vie du camp. Celles relatives au fonctionnement de la poste illustre peut-être mieux que d’autres l’état d’esprit et les conditions de vie en vase clos. Par exemple en juillet 1917 il arriva 13.350 lettres et 15.240 colis au camp et il en partit 12.800 lettres. Pour bien comprendre l’importance de ces chiffres, il faut les rapprocher du nombre de prisonniers de fait que beaucoup n’avaient bénéficié des effets de la loi Ferry rendant l’école gratuite, laïque et obligatoire, et que hormis en Angleterre, la scolarisation était moins développée dans les autres pays en conflit. Il faut aussi savoir que le courrier était censuré, soumis à des contrôles chimiques, pouvant imposer un « délai de repos » de 40 jours avant l’expédition et au moins 10 jours à la réception. Chaque prisonnier ne pouvait expédier au plus que 2 cartes postales (il s’agissait en fait de prises à l’intérieur du camp par des photographes de la ville) ou 2 lettres de 4 pages maximales, par mois. Le contrôle des colis s’accompagnait souvent d’une substitution d’une partie de leur contenu. Beaucoup de prisonniers étaient regroupés en « kommandos » et fournissaient une main d’œuvre bon marché aux entreprises et aux fermes voisines. Les mieux rémunérés d’entre eux percevaient au plus le quart du salaire local habituellement pratiqué. Ceux qui travaillaient dans les ateliers du camp étaient encore moins bien payés. Les employeurs locaux élevèrent d’ailleurs de vigoureuses protestations quand à l’automne 1916 une partie de « leur main d’œuvre » fut transférée vers Langensalza Sources: Sur les pas d’un prisonnier de guerre entre 1915 & 1919 – H. F. – CG Saintonge juin 2010Sources: CICR
entre 11 novembre 1918 et janvier 1919 :Libération prisonnier de guerre
Lorsque l’armistice est signé le 11 novembre 1918, une clause du traité règle la question du rapatriement des prisonniers de guerre : « Rapatriement immédiat, sans réciprocité, dans les conditions de détail à régler de tous les prisonniers de guerre, y compris les prévenus et condamnés, des Alliés et des États-Unis. Les puissances alliées et les États-Unis pourront en disposer comme bon leur semblera. Sur les quelques 300 000 soldats belges engagés, 42 987 seront tués, 44 686 blessés et 46 019 prisonniers, soit un total de 133 692 hommes, sans compter les nombreuses victimes civiles.Concernant les 46 019 soldats belges fait prisonniers depuis le début de la guerre, un petit nombre d’entre eux sont morts en captivité par manque de soins ou de maladie. D’autres ont été exécutés suite à une condamnation ou tués lors d’une tentative d’évasion. François SCHENKELS a survécu à la guerre.Sources: CICR
— :Décès

Notes individuelles

A ne pas confondre avec un autre François SCHENKELS né en 1885, matricule 1049 qui a aussi été soldat lors de la WWI