RRB.BE présenté par Alain Schenkels

Soldat George Edwin Ellison

Image d’illustration en entête : Soldats britanniques capturés récupèrent les objets de valeur de compatriotes anglais tués lors d’un combat en avril 1918

Né le 10 août 1878 à Leeds en Angleterre, tué à l’âge de 40 ans par un tireur embusqué le 11 novembre 1918 à 9H30 alors qu’il patrouillait dans les bois à la périphérie de Mons en Belgique, soit une heure trente avant l’armistice, le soldat George Edwin Ellison est réputé pour être le dernier soldat britannique mort durant la première guerre mondiale.

En novembre 1918, le soldat George Ellison était à Mons, soldat de la Household Cavalry of the Line, son bataillon étant le Corps of Lancers 5th Lancers (Royal Irish), numéro de régiment L/12643. George Ellison était un soldat en service avant la guerre, il s’est battu du 26 août 1914 au 11 novembre 1918.

Le véritable accord d’armistice a été signé à 5h10 le 11 novembre 1918. Il a été convenu que sa mise en œuvre serait retardée de 6 heures pour permettre aux nouvelles de voyager jusqu’au front. C’était une décision qui allait coûter la vie au soldat Ellison, mais aussi à bien d’autres soldats. Rien que pour cette journée du 11 novembre – toutes nationalités confondues – 11 000 soldats ont été blessé ou tué, un certain nombre après 11 heures.

George Ellison a été tué à 9h30 – 4 heures 20 minutes après la signature du document d’armistice, et seulement 90 minutes avant l’entrée en vigueur du cessez-le-feu à 11 heures. Il était en mission de repérage à la périphérie de la ville de Mons en Belgique, enquêtant sur des informations selon lesquelles des Allemands auraient été aperçus dans les bois voisins, lorsqu’il a été abattu.

George Edwin Ellison est né à Leeds (49 Edmund Street, Bank, Leeds) le 10 août 1878. La famille semble avoir beaucoup déménagé, et au moment du recensement de 1891, son père, James ELLISON, travaillait dans le commerce de la confiserie et dans le recensement de 1891, il est répertorié comme chaudronnier vivant à Hull.

Au moment du recensement de 1901, George travaillait comme barman à West Hartlepool. En 1911, âgé de 32 ans toujours célibataire, George est de retour à Leeds et vit avec sa mère au 14 Kipper Terrace, Long Close Lane à Leeds, il est répertorié comme mineur de charbon (Hewer).

Fin 1912, il épouse Hannah BURGAN à Nottingham, le 16 novembre 1913 naissance de son fils James Cornelius ELLISON, profession du père : soldat.

Avec le déclenchement de la Première Guerre mondiale, George servait déjà dans l’armée. Ceci est également attesté par son numéro de régiment – L/12643 – qui est cohérent avec d’autres qui se sont enrôlés avant 1914.

George Edwin Ellison s’engage à la guerre le 26 août 1914 et commence à se battre à Mons avec le Corps expéditionnaire britannique lors de la retraite de Mons. Il a passé du temps dans les tranchées alors que la guerre devenait dans l’impasse et a participé à la première attaque au gaz et – en 1916 – a vu les premiers chars déployés dans la Somme. Il revient se battre sur le terres de ses débuts de la guerre à Mons en 1918 ou il y perdra la vie, tué dans la dernière heure de guerre par un tireur embusqué.

Sa tombe fait face à celle de John PARR, le premier soldat britannique tué au cours de la Grande Guerre et à quelques mètres de George Lawrence PRICE, le soldat canadien qui fut également abattu près de Mons à 10h58, et fut le dernier soldat de l’Empire britannique tué pendant la Grande Guerre.

L’entrée de George Ellison dans le tableau d’honneur national de la Grande Guerre se lit comme suit :

« Déjà en service au début de la guerre, il se rendit immédiatement en France et combattit dans la retraite de Mons. Il a également joué un rôle de premier plan dans les combats d’Ypres, d’Armentières, de La Bassée, de Lens, de Loos et de Cambrai, mais a malheureusement été tué qu’une heure et demie avant l’entrée en vigueur de l’armistice. Il est inhumé à Saint-Jean et a eu droit à l’Étoile de Mons et aux Médailles du service général et de la Victoire. Le chemin du devoir était le chemin de la gloire. »

 En 1920, la veuve de George s’est remariée à Leeds avec un un homme du nom de William Gray.