RRB.BE présenté par Alain Schenkels

Soldat britannique John PARR et soldat canadien George PRICE

John PARR – dont nous ne possédons que d’une mauvaise photographie – né le 19 juillet 1897 dans le Lincolnshire en Angleterre et à été tué par une balle allemande le 21 août 1914 à Obourg dans le Hainaut à seulement 17 ans. Il est réputé pour être le premier soldat britannique mort durant la première guerre mondiale.

C’est en 1912 que John s’est engagé à seulement 15 ans, mais en affirmant avoir plus de 18 ans, l’âge minimum pour être engagé

John PARR est un cycliste de reconnaissance, qui a donc la mission de rechercher des informations sur l’ennemi puis d’en faire rapport au commandant. Au début de la Première Guerre mondiale, en août 1914, son bataillon est envoyé de Southampton à Boulogne-sur-Mer, en France. Alors que l’armée allemande envahit la Belgique, l’unité de Parr prend position au bord du canal qui traverse Bettignies, un village situé à quelque treize kilomètres de la ville de Mons.

Le 21 août, Parr et un autre éclaireur cycliste sont envoyés au nord-est de Mons, à Obourg, village situé à proximité de la frontière franco-belge, avec pour mission de localiser l’ennemi. Il est vraisemblable qu’ils rencontrent une patrouille de cavalerie de la Première armée allemande, Parr reste en position afin de contenir l’ennemi tandis que son compagnon revient faire son rapport. C’est alors que John Parr est tué d’un coup de feu ennemi.


George Lawrence PRICE né le 15 décembre 1892 à Falmouth, Nova Scotia au Canada et tué par un tireur d’élite d’une balle en plein cœur le 11 novembre 1918 à 10h.58 à Ville-Sur-Haine (Belgique) est un soldat canadien réputé pour être le dernier soldat du Commonwealth tué durant la première guerre mondiale.

La 6e Brigade d’infanterie canadienne de la 2e Division a été choisie pour attaquer ce jour-là. De la 6e brigade, le 28e bataillon « Nord-Ouest » et le 31e bataillon/Alberta Régiment ont été choisis pour mener l’attaque. Le 28e bataillon avait ordre pour le 11 novembre d’avancer depuis Frameries (au sud de Mons) et de continuer jusqu’au village du Havre, en sécurisant tous les ponts du canal du Centre. Le bataillon a avancé rapidement à partir de 4h00 du matin, repoussant la légère résistance allemande et ils ont atteint leur position le long du canal face à Ville-sur-Haine à 9h00 où le bataillon a reçu un message que toutes les hostilités cesseraient à 11h00. Price et son camarade Art Goodmurphy craignaient que la position du bataillon sur la berge ouverte du canal ne soit exposée aux positions allemandes de l’autre côté du canal où ils pouvaient voir que des briques avaient été arrachées des lucarnes des maisons pour créer des positions de tir.

Selon Goodmurphy, ils ont décidé de leur propre initiative de faire traverser le pont à une patrouille de cinq hommes pour fouiller les maisons. Atteignant les maisons et les inspectant une par une, ils découvrirent des soldats allemands montant des mitrailleuses le long d’un mur de briques surplombant le canal.

Les Allemands ont ouvert le feu sur la patrouille avec des tirs de mitrailleuses lourdes, mais les Canadiens ont été protégés par les murs de briques d’une des maisons. Conscients qu’ils avaient été découverts et débordés, les Allemands commencèrent à battre en retraite. Une famille belge dans l’une des maisons a averti les Canadiens d’être prudents alors qu’ils suivaient les Allemands en retraite.

George Price a été mortellement touché au niveau du cœur par un tireur d’élite allemand alors qu’il sortait de la maison dans la rue. Il a été emmené dans l’une des maisons et soigné par une jeune infirmière belge qui a traversé la rue pour aider, mais est décédé une minute plus tard à 10h58, le 11 novembre 1918, deux minutes avant l’entrée en vigueur de l’armistice.