RRB.BE présenté par Alain Schenkels

Sergent Maurice Jean Baptiste Marie BOULANGER 1893-1918


  • Né le 31 janvier 1893 (mardi) – Saint-Gilles, 1060, Bruxelles, Bruxelles Capitale, BELGIQUE
  • Tué le 13 octobre 1918 (dimanche) – Moorslede, , , West-Vlaanderen, Belgique, à l’âge de 25 ans
  • Inhumé le 31 décembre 1923 (lundi) – Saint- Gilles cimetière communal
  • Soldat mil. 1913, Caporal puis 1er Sergent, matricule 107/58673 (mort à la guerre, célibataire)

Croix de Chevalier de l’Ordre de Léopold II avec palme (4 novembre 1914), Croix de guerre 1914-1918 (13 février 1916), Médaille de la Victoire à titre posthume, Médaille commémorative à titre posthume, 7 chevrons (4 juillet 1914 – 13 octobre 1918), Croix de Chevalier de l’Ordre de la Couronne avec palme à titre posthume (6 octobre 1921), Cité à l’O.J. du régiment (18 février 1915).

Parents

  • Auguste Joseph BOULANGER, né le 18 décembre 1859 (dimanche) – Court-Saint-Etienne, , , Brabant wallon, Belgique, décédé le 24 février 1922 (vendredi) – Saint-Gilles, 1060, Bruxelles, Bruxelles Capitale, BELGIQUE à l’âge de 62 ans, Constructeur serrurier
    Marié le 24 avril 1887 (dimanche), Sint-Genesius-Rode/Rhode-Saint-Genèse, , , Vlaams-Brabant, Belgique, avec
  • Elisabeth Adeline DUSON, née le 4 janvier 1862 (samedi) – Rhode-Saint-Genese, 1640, Brabant Flamand, Flandre, Belgique, décédée le 2 février 1908 (dimanche) – Saint-Gilles, 1060, Bruxelles, Bruxelles Capitale, BELGIQUE à l’âge de 46 ans, Sans profession

 Fratrie

  • F Maria Josephine Elisabeth BOULANGER 1888-
  • F Alice Marie Catherine BOULANGER 1891-
  • H Maurice Jean Baptiste Marie BOULANGERWWI 1893-1918
  • F Estelle Irma Joséphine BOULANGER 1895-1955/ Mariée vers 1919, Auderghem, 1160, Bruxelles, Bruxelles Capitale, BELGIQUE, avec Victor Louis Adolphe ANDRE, Combattant guerre 1914-1918 12e de ligne 1893-ca 1948
  • F X BOULANGER †

« Tombé en brave au cours de l’offensive des Flandres après 4 années au service de son pays ».
Il s’est illustré à de nombreuses reprises face à l’ennemi ce qui lui a valu de passer du grade de soldat de seconde classe à caporal, sergent et 1er sergent.

Parmi ses nombreux faits d’armes alors qu’il était caporal, lors d’une patrouille il s’était assigné le rôle d’éclaireur, une mitrailleuse allemande tirait de nombreuses rafales vers sa section. Au péril de sa vie et armé de son seul fusil, il s’est dirigé vers la position ennemie et est parvenu à tuer les deux mitrailleurs, ainsi que deux autres soldats allemands, sécurisant ainsi l’ensemble des hommes de sa section. Grâce à ce fait d’arme, aucun de ses hommes n’aura été blessé ou tué par les tirs ennemis.

Lors d’une attaque vers une tranchée ennemie, un de ses hommes a été grièvement blessé par balles. Au péril de sa vie et malgré une mitrailleuse ennemie le visant, il a porté le corps du blessé sur son dos et l’a déposé en sécurité derrière un îlot, le soldat grièvement blessé a reçu les premiers soins et a survécu de ses blessures grâce à l’acte héroïque du sergent BOULANGER, sans qui il serait mort sur le champ de bataille.

Après s’être battu durant les 4 années de guerre, le 13 octobre 1918 la section du 1er sergent Maurice Boulanger est en patrouille sur la route de Moorslede et est prise pour cible. Des tirs ennemis surgissent (balles et obus), Maurice Boulanger prend son fusil mais n’a pas le temps de s’en servir, il s’écroule atteint d’une balle au niveau du thorax, il est tué à 800 mètres Sud Ouest du clocher de Moorslede.

Son meilleur ami Victor ANDRE (frère de ma grand-mère) a été blessé au combat le 30 octobre 1914 à Dixmude lors de la bataille de l’Yser, il s’est marié après guerre avec Estelle, une des sœurs de Maurice Boulanger. Son cousin Joseph BOULANGER « volontaire de guerre » à quant à lui été tué au début de la guerre le 23 octobre 1914 à Pervijze (Flandre, Belgique), son corps n’a jamais été retrouvé.