RRB.BE présenté par Alain Schenkels

Michel ANDRE Vicomte de Houdeng Goegnies 1620-1686

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Michel 1er ANDRE (1620-1686) Vicomte de Houdeng Goegnies (1664-1686). Selon les archives d’Houdeng qui sont toutefois imprécises, Michel ANDRÉ est né vers 1620 et est décédé le 20 mai 1686 dans l’incendie de son habitation. Je remercie une charmante dame – historienne à Houdeng – qui m’a aidé dans mes recherches sur la branche ANDRE.

A l’époque féodale, le comté de Hainaut était morcelé en une quantité invraisemblable de fiefs et d’arrière-fiefs Il faut savoir que pour l’époque précitée, le territoire administratif des anciennes communes de Houdeng-Aimeries et de Houdeng-Goegnies, aujourd’hui rattachées dans l’entité ‘Ville de La Louviére’ , était partagé en trois juridictions principales: la seigneurie de Houdeng, la seigneurie de Goegnies-Houdeng et la seigneurie de Goegnies; ces deux dernières relevant de la maison de Croy qui était le plus gros seigneur de la région.

On définissait autrefois un terroir comme étant la circonscription d’une paroisse ou d’un village, tandis qu’on appelait jugement l’étendue d’une seigneurie haute-justicière. Or, le terroir de Houdeng comprenait deux seigneuries de haute-justice : la seigneurie principale de Houdeng d’une part et, d’autre part, un ensemble de biens considérables relevant de la terre du Roeulx (aux de Croy depuis 1432); ces derniers se rattachaient à la juridiction civile du village de Goegnies. Il existe donc une disparité entre ces anciennes juridictions et les villages modernes de Houdeng-Aimeries et de Houdeng-Goegnies dont les appellations sont abusives par rapport aux terroirs anciens. Les concepts étaient différents: ainsi, des (arrière-) fiefs de Houdeng étaient situés également à Saint-Vaast, à Mignault et à Haine qui dépendaient du même seigneur et de la même loi. Ces enclaves ne sont d’ailleurs pas toujours bien discriminées les unes des autres ni par rapport au jugement principal.

Petit bout d’histoire familial :

En l’an 1664 décède Vincent PÊTRE, vicomte de Houdeng-Goegnies. Le titre devait revenir à son fils Vincent. Ce dernier était en Hongrie aux côtés du comte Jean de Coligny-Saligny (1617–1686). Il se distingua à la bataille livrée sur le Raab, près du monastère de Saint-Gothard, brillante victoire chrétienne sur les Turcs. (voir lien Wikipedia).

Michel 1er ANDRÉ profite de l’absence de l’héritier parti se battre pour s’accaparer le titre de vicomte de Houdeng-Goegnies par rachat, l’héritier n’étant pas présent pour le récupérer ; il porta officiellement le titre jusqu’à son décès 22 ans plus tard. Vincent PÊTRE (fils), quant à lui revenu de Hongrie furieux d’avoir perdu le titre, devînt son ennemi déclaré.

Dans la nuit du 20 mars 1686, Michel ANDRÉ et son épouse Magdeleine LAURENT décèdent dans l’incendie de leur habitation. Vincent PÊTRE (fils) fut durant près de deux ans suspecté d’être l’auteur de l’incendie, mais aucune preuve n’a jamais pu être apportée. À cette époque, il n’y avait pas nos laboratoires criminels. En 1688, Vincent PÊTRE récupère officiellement le titre de vicomte de Houdeng-Goegnies jusqu’à son décès.

Le fils de Michel ANDRÉ (prénom probable Michel), né vers 1640 et décédé le 23 août 1723 est « Homme de Fief, Bourgeois ». Il est intéressant de noter que son fils Michel ANDRÉ, né le 14 mars 1678, est « Homme de Fief, Bourgeois, Censeur / Censier de 14 bonniers Houdeng-Goegnies » a plusieurs enfants dont Jean François ANDRE né en 1754 qui a épousé une Catherine Joseph PÊTRE.

Vient ensuite le 5e des dix enfants : Jean-Baptiste ANDRÉ, né le 2 novembre 1742, cité en 1787 comme marchand, pas d’autre information sauf qu’il a épousé Marie Magdeleine Rosalie BAIZE, fille de Jean André BAIZE, Maître Maréchal et Lieutenant-vicomte d’Houdeng.

À la génération suivante, Jean-François Joseph ANDRÉ, né le 8 mai 1787 possède sa propre distillerie (citée dès 1815) et son moulin (cité en 1837). Il épouse le 27 octobre 1813 dame Marie Alexandrine SANGLIER. Ce sont les parents d’Adolphine ANDRE qui a eu la relation avec Victor GENDEBIEN dont un enfant : Adolphe ANDRE “dit Clément”, professeur de musique puis pharmacien. Pour rappel, Victor GENDEBIEN et Adolphine ANDRE n’ont pu s’unir, cette dernière étant fille mère ce qui à l’époque rendait le mariage impossible, ce qui n’empêcha toutefois pas Victor GENDEBIEN, malgré son mariage avec Adèle LEFEBVRE, de se charger de l’éducation de son fils Adolphe dit Clément jusqu’à l’âge adulte.

A noter que la cousine de Adolphine ANDRE (fille de la sœur de sa maman) Marie-Catherine DEHAVAY dont le père est aussi distillateur a épouse en 1841 Célestin GENDEBIEN, frère aîné de Victor.

Dans les archives de Houdeing il y a deux versions contradictoires, la première contée ci-dessus, la seconde ou Michel ANDRE disparaît, le fils ayant succédé au père lors de son décès. Il est probable voir compréhensible que l’épisode “ANDRE” gênait certaines personnes qui ont voulu réécrire l’histoire…

Ces découvertes d’histoires familiales donne tout son attrait aux recherches généalogiques.