RRB.BE présenté par Alain Schenkels

Les criminels Waffen SS

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« Pendant les combats pour la prise de Kharkov, notre réputation nous précédait : nous avions en effet la réputation d’éveiller la peur et de semer la terreur : c’est une arme extraordinaire, et il ne faut pas la laisser s’affaiblir, il faut au contraire toujours la renforcer. » HEINRICH HIMMLER DEVANT DES OFFICIERS SS, KHARKOV, 24 AVRIL 1943

Durant toute la durée de la guerre, la Waffen-SS fait preuve d’une brutalité et d’une sauvagerie généralisées, dont le caractère systématique ne se retrouve pas dans les nombreux crimes de guerre commis par l’armée régulière (Wehrmacht).

La Convention de Genève n’est pas d’application, lorsque des soldats sont capturés ou s’ils se rendent, ils sont systématiquement condamnés à mort. Après être interrogé souvent torturés, les prisonniers sont exécutés, en règle général par une rafale de mitraillette, les Waffen SS ayant la réputation de ne jamais faire de prisonnier.

Les civils hélas n’échapent pas à cette règle, la Waffen-SS avaient droit de vie ou de mort, il sont responsable de très nombreux crimes, qu’ils soient organisés ou individuels, exemple familial Alberic Hendrik DE JONCKHEERE 1893-1945 après épuisement complet, abattu par un Waffen SS sur le chemin du camp de Blankenburg à Lubec, à Sarrau. Les prisonniers qui n’avaient plus la force d’avancer étaient abattus sur place.

A titre d’exemple photo de gauche exécution d’un juif par pendaison en 1941, photo de droite civils français tué par pendaison à Tulle le 9 juin 1944, toujours par les Waffen-SS qui sèment la terreur partout où ils passent.

A noter que la Wehrmacht commet aussi des crimes divers et variés, mais en moins grand nombre que la Waffens-SS, en tout cas pas systématiquement. Côté russe, eux aussi sont responsables de crimes de guerre :

Photo de gauche soldats russes pendus par la Wehrmacht, officiers souriants, photo de droite deux officiers polonais sur le point d’être exécutés par un officier russe, ce après avoir été déshabillés. Il faut dire que sur le front de l’Est la Convention de Genève n’était appliquée ni par les allemands, ni par les russes.

La Waffen-SS (littéralement « escadron de protection en armes » en allemand) est la branche militaire de la Schutzstaffel (SS), dont elle constitue l’une des composantes les plus importantes avec la SS générale (Allgemeine SS), le service de sécurité (Sicherheitsdienst) et les unités à tête de mort (SS-Totenkopfverbände).

Waffen-SS membre des unités à tête de mort (SS-Totenkopfverbände) fait prisonnier par les américains. Contrairement aux SS qui exécutaient systématiquement tous les soldats ennemis, les alliés respectaient la Convention de Genève, même avec les prisonniers SS.

Conçue en novembre 1939 par Heinrich Himmler comme une armée raciale et politique sous son commandement, elle est à l’origine uniquement constituée de nationaux-socialistes convaincus, soumis à de sévères critères de sélection notamment basés sur les théories raciales nazies. Elle agrège initialement à la SS-Verfügungstruppe, la division « Totenkopf », la division « Das Reich », la division « Polizei », les écoles d’officiers SS, la division « Leibstandarte Adolf Hitler » et divers services administratifs.

Au fil du temps, et surtout à partir de la fin de l’année 1942, elle intègre des troupes de toutes origines, des Volksdeutsche (personnes d’origine germanique nées hors du Reich) et des malgré-nous alsaciens et mosellans dans une première phase, puis des personnes essentiellement issues des pays occupés, de la Belgique à l’Albanie, du Danemark à l’Ukraine, sans se soucier de leur éventuelle origine germanique. Ces unités composées de dits « volontaires étrangers de la Waffen-SS » deviennent largement majoritaires à partir de 1944, avec près de sept cent mille hommes sur un total d’environ un million de membres de la Waffen-SS pendant toute la durée du conflit. Avec des motivations diverses, allant de l’engagement nazi ou des convictions anticommunistes jusqu’aux conflits ethniques locaux, les unités étrangères de la Waffen-SS furent un appoint important aux opérations militaires allemandes.

Présentes sur tous les fronts depuis la fin de la bataille de France jusqu’en 1945, à l’exception de l’Afrique du Nord, les unités de la Waffen-SS se révélèrent d’engagement variable : nombre d’entre elles firent preuve d’une grande combativité, essentiellement sur le front de l’Est, à partir de 1941. Elles se singularisèrent par le nombre de leurs exactions et de leurs crimes sur tous leurs théâtres d’opérations.

Crimes de guerre de la Waffen-SS. La liste ci-dessous regroupe les crimes officiels, mais ne tient pas compte de trop nombreux cas individuels commis que ce soit vis-à-vis des soldats ou civils :

  • 1re division SS « Leibstandarte SS Adolf Hitler », meurtre de 85 prisonniers à Wormhoudt en mai 1940 et massacre de Baugnez lors de la bataille des Ardennes.
  • 2e division SS « Das Reich », participation aux tueries de l’Einsatzgruppe B sur le front de l’Est, assassinats dans le Lot, Lot-et-Garonne et en Tarn-et-Garonne en mai et juin 1944, dont les tragédies de Laclotte et à Saint-Pierre-de-Clairac; massacre d’Oradour-sur-Glane et massacre de Tulle.
  • 3e division SS « Totenkopf », massacre de cent prisonniers britanniques, au Paradis, près de Béthune, le 27 mai 1940, et de soldats sénégalais et marocains qui s’étaient rendus, à la fin de la campagne de France, atrocités pendant la retraite de Kharkov en automne 1943. Elle est également responsable de l’assassinat de plus de 250 civils dans le nord de la France entre le 19 et le 27 mai 1940, le nombre des assassinats de prisonniers et de civils suivant la courbe des pertes de la division
  • 4e division SS « Polizei », avec 223 victimes civiles à Klissura en avril 1944 et 217 à Distomo, en Grèce, le 10 juin 1944
  • 5e division SS « Wiking », assassinat de six cents Juifs galiciens en Ukraine
  • 7e division SS « Prinz Eugen », assassinat de deux mille Croates en Dalmatie le 28 mars 1944
  • 8e division SS « Florian Geyer », quatorze mille victimes dans les marais du Pripet en août 1941. Sous le commandement d’Hermann Fegelein, les sections montées des deux premiers régiments de cavalerie commencent leur action le 30 juillet 1941, à 7 h du matin. Après un entretien avec le chef supérieur de la SS et de la Police, Erich von dem Bach-Zelewski, Fegelein fait savoir à ses troupes que tous les Juifs doivent être fusillés et les femmes chassées dans les marais. Le deuxième régiment applique ces ordres à la lettre, bien que nombre de ses hommes déplorent que chasser les femmes et les enfants n’ait pas eu le résultat espéré, les marais n’étant pas assez profonds pour qu’ils s’y noient. Quant au premier régiment, il assassine tous les Juifs, hommes, femmes et enfants.
  • 12e division SS « Hitlerjugend », massacre d’Ascq, près de Lille le 2 avril 1944, sous les ordres de l’Obersturmführer Walter Hauck et assassinat de 115 prisonniers canadiens en Normandie en juin 1944.
  • 13e division SS « Handschar » : nombreuses exactions en Croatie, dont l’extermination de tous les habitants du village orthodoxe de Bela Crkva
  • 14e division SS « galicienne no 1 » : massacre des mille habitants du village polonais de Huta Pieniacka (Ukraine), le 28 février 1944
  • 16e division SS « Reichsführer SS », avec plus de deux mille victimes en Italie, dont 560 à Sant’Anna di Stazzema à l’été 1944 et 770 à Marzabotto fin septembre 1944, fusillades massives de plusieurs milliers de civils italiens sur le front de l’Arno en août 1944

Le massacre de Marzabotto est particulièrement révélateur de la différence de comportement entre la Wehrmacht et la Waffen-SS. Lors d’une première opération de représailles contre les partisans de Stella rossa, en mai 1944, l’armée régulière incendie plusieurs habitations et assassine cinq hommes adultes ; dans le même contexte, quatre mois après, la Waffen-SS élimine toute la population civile, femmes, enfants, vieillards et quelques hommes. Il s’agit du plus important massacre de civils sur le front de l’Ouest

  • 21e division SS « Skanderbeg », massacre des 800 habitants du village de Velika, le 28 juillet 1944 et de 673 civils dans les hameaux des alentours
  • 29e division SS (russe n° 1), brigade RONA, plus connue sous le nom de brigade Kaminski, répression de l’Insurrection de Varsovie.
  • 36e division SS, plus connue sous le nom de Brigade Dirlewanger, deux cents villages biélorusses connaissent le même sort qu’Oradour. Lors de la répression de l’insurrection de Varsovie, du 5 août à fin septembre 1944, on estime que la brigade Dirlewanger a mis à mort quelque 30 000 civils, partisans de l’Armia Krajowa, mais aussi hommes, femmes et enfants. De la Biélorussie en février 1942 à sa disparition vers le 25 avril 1945, cette unité fut responsable de la mort d’au minimum 60 000 personnes, pour la plupart civiles.
  • 1re brigade d’infanterie SS motorisée, composée des 8e et 10e régiments d’infanterie : massacres de dizaines de milliers de Juifs à Kamenets-Podolski, Dniepropetrovsk et Rovno
  • 51e brigade SS de Panzergrenadiers : massacre de 68 personnes, âgées de 6 mois à plus de 70 ans, le 24 août 1944 à Buchères (France)

A la guerre, la mise à mort de l’ennemi est acceptable de par sa nécessité, les membres de la Waffen SS tués quant à eux ne sont pas à plaindre !

Otto Funk membre de la 12e division SS qui participa entre autre au massacre de 115 soldats prisonniers canadiens en Normandie début juin 1944.

Même s’il faisait partie des jeunesses hitlériennes, il s’est vanté toute sa vie jusqu’à son décès récent de ses activités nazies et à toujours réfuté tout crime. Cet homme était un monstre nazi qui a échappé à toute condamnation et dont certains font l’éloge encore de nous jours, même une figurine de soldat nazi a été créée à son effigie 🙁

Certains répondront qu’après 1942, tous les membres de la Waffen-SS n’étaient plus des nationaux-socialistes convaincus basés sur les théories raciales nazies, qu’ils avaient pour la plupart des convictions anticommunistes.

Néanmoins, la réputation de la Waffen SS était connue de tous, ils savaient dans qu’elle unité combattante ils s’engagaient. Ces hommes avant tout étaient des guerriers sanguinaires dépourvus de tout sens d’humanité qui n’hésitaient pas à exercer sur leurs victimes tant civiles que militaires des exactions criminelles.

Derrière leur sourire de façade se cachait la haine et la bestialité. Ce même SS Otto Funk qui sera blessé le 9 juin 1944, derrière lui Klaus Schuh Waffen SS tué le 26 juin 1944.

Prisonniers Waffen SS

Première photo : Waffen SS capturé par la 3e division blindée US en Belgique le 15 Janvier 1945.
Seconde photo : Waffen SS capturé par les MP

Membres des Waffen SS tués au combat :

Ce Waffen SS est un exemple type du soldat endoctriné à la cause nazie préférant la mort au déshonneur de la capture. Alors que la plupart des soldats allemands ont préféré se rendre, ce Waffen SS a livré une bataille acharnée contre les alliés à Malon en Normandie le 9 juillet 1944 n’hésitant pas à s’en prendre à la population civile, il s’est battu avec sa mitrailleuse, il a tué de nombreux civils et militaires. Plusieurs soldats américains l’ont pris pour cible et l’ont criblé de balles. Ils ont ensuite défait ses vêtements et l’ont pris en photo pour montrer les impacts de balles dans son corps. Cette photo a été rapidement publiée dans de nombreux journaux américains.

Sur différents fronts, la race soit disant « supérieure » paie aussi le prix de leurs vies

Général Waffen SS et son chauffeur tués dans une embuscade américaine

Si la mort d’un soldat à la guerre bien que horrible est nécessaire et justifiée, la vue des cadavres des membres des Waffen-SS est bien moins gênante, voir même satisfaisante aux vues des atrocités perpétrées par cette unité assoiffée de sang.


Voir aussi la page : les jeunesses hitlériennes, des enfants à la guerre