RRB.BE présenté par Alain Schenkels

Antoine Joseph BARTHELEMY 1764-1832

Retour sommaire généalogie familiale, cliquez ICI


  • Baptisé le 3 février 1764 (vendredi) – Bruxelles, , , Bruxelles-Capitale, Belgique
  • Décédé le 10 novembre 1832 (samedi) – Fernelmont, 5380, Namur, Wallonie, BELGIQUE, à l’âge de 68 ans
  • Avocat, homme politique libéral

Avocat au conseil souverain de Brabant (1787), Receveur des hospices de Bruxelles (1822), Cofondateur du premier journal belge libre, L’Observateur (1815), Membre de la seconde chambre des états généraux (1821), Ministre de la Justice (1er sous le règne de Roi Léopold I) (1830)

Parents

  •  Nicolas-Joseph BARTHELEMY, né le 11 décembre 1733 (vendredi) – Moustier-sur-Sambre, , , Namur, Belgique, décédé, Concierge des tribunaux du département
    Marié, Bruxelles, , , Bruxelles-Capitale, Belgique, avec
  •  Marie Françoise LOŸSON, décédée

 Union(s) et enfant(s)

  •  Marié le 2 octobre 1792 (mardi), Paroisse Michel&Gudule Bruxelles, 1000, Bruxelles, Bruxelles Capitale, BELGIQUE, avec  Marie-Josephe Albertine LOŸSON †1832 (Parents :  X LOŸSON  &  Marie Josèphe de BUISSERET ) dont
    • F  Sophie BARTHELEMY 1793-1850 Mariée le 19 septembre 1811 (jeudi), Bruxelles, 1000, Bruxelles, Bruxelles Capitale, BELGIQUE, avec  Alexandre Joseph Célestin GENDEBIEN, Membre de la Chambre des représentants 1789-1869

 Relations

  • Témoin (1811) : mariage,  Alexandre Joseph Célestin GENDEBIEN, Membre de la Chambre des représentants 1789-1869 et  Sophie BARTHELEMY 1793-1850

 Événements

3 février 1764 :Baptême – Bruxelles, , , Bruxelles-Capitale, Belgique
Il naquit dans la paroisse de Ste-Gudule. Son extrait d’acte de baptême porte: « L’an 1764, le 3 du mois de février, baptisatus est Antonius-Josephus, filius legitimus Nicolaï-Josephi Bartholomé et Mariae-Franciscae Loyson, conjugum. Susceperunt Antonius Franco et Maria-Josepha Loyson. »Parrain : Antoine FRANCO ca 1730-
Marraine : Marie Josephe LOŸSON †
Sources: Archives de l’Etat, registres paroissiaux, Sainte-Gudule page 11/234
2 octobre 1792 :Mariage (avec Marie-Josephe Albertine LOŸSON) – Paroisse Michel&Gudule Bruxelles, 1000, Bruxelles, Bruxelles Capitale, BELGIQUE
Antone Jh Bartholome Dit Barthelemy et Marie Jhe Loyson
02-10-1792 Paroisse Michel & GuduleSources: Archives de l’Etat Belgique https://www.geneanet.org/archives/releves/depgn15723/56913
10 novembre 1832 :Décès – Fernelmont, 5380, Namur, Wallonie, BELGIQUE
Cause: Apoplexie foudroyante (hémorragie cérébrale) chez ses amis les comtes de Croix au château de Franc-Waret près de Namur.

 Notes

Notes individuelles

Antone Jh Bartholome Dit Barthelemy (Archives de l’Etat)

Antoine Barthélemy
Le père namurois du canal de Charleroi

Quai de Mariemont, quai de l’Industrie, rue des Fabriques et du Houblon : tout le quartier, à l’arrière de la place Sainte-Catherine évoque l’essor industriel né du canal de Charleroi. Grâce à cette voie navigable, oeuvre d’Antoine Barthélemy, les pierres (quai du Hainaut) et le charbon (quai des Charbonnages) arrivent dans la capitale, par bateau, dès 1832.

Comment un jeune namurois de 28 ans devient-il échevin de la Ville de Bruxelles ? «Le plus simplement du monde», vous répondrait ce bourreau de travail, aussi à l’aise en gestion financière qu’en stratégie politique. Antoine Barthélemy étonne aussi par un sens inné du progrès économique. Pourtant, quand il commence sa carrière, les armées françaises viennent de conquérir pour la seconde fois nos régions, qu’elles considèrent comme un pays conquis, taxable et corvéable à merci. Bruxelles, déjà exsangue, doit payer 5 millions par an au «libérateur».

Soit, la ville paye. Mais quand, en 1794, la contribution est doublée, le magistrat-échevin Barthélemy monte en première ligne : aux fonctionnaires français, notre homme oppose un refus net : «Nous ne payerons pas !». «Savez-vous qu’il en va de votre tête ?» fulmine son interlocuteur. Et l’intrépide jeune homme de répondre : «Il en jaillira du sang, Monsieur, et non de l’or ! ».

Grâce à cet acte de bravoure, la dette est annulée, mais Barthélemy perd son mandat. Rentré au conseil municipal en 1807 sur ordre impérial (Napoléon tentait tout de même de conserver son «capital sympathie» auprès de ses nouveaux sujets), l’avocat est à nouveau chargé d’une mission délicate : la liquidation des dettes de Bruxelles. Il excelle dans cette tâche ardue, sans pour autant cesser de plaider au barreau et en créant, en plus, «L’observateur», un premier journal libre.


LES BOULEVARDS DES REMPARTS

Pourquoi un journal ? Quelques semaines après Waterloo, l’objectif est de revendiquer pour nos provinces des institutions libérales même si l’Europe du Congrès de Vienne a décidé de nous annexer à la Hollande.
Dans les premières années, tout semble s’agencer le mieux du monde. Guillaume Ier, souverain hollandais devenu le nôtre, dépense sans compter pour relever nos provinces.
Barthélemy est ravi : cela fait des années qu’il se bat pour rendre à Bruxelles les moyens de se développer. Combien d’articles, de mémoires a-t-il écrit pour que les remparts de Bruxelles soient transformés en boulevards extérieurs ?

Combien de fois a-t-il présenté à Bonaparte des liasses entières de réflexions et d’études sur la nécessité de percer le canal de Bruxelles-Charleroi ? On en parle depuis le XVIe siècle de ce fameux canal mais il est maintenant devenu vraiment indispensable. Bruxelles, par sa situation géographique, s’impose comme l’intermédiaire naturel entre Anvers, grand port sur l’Escaut, et l’arrière-pays industriel et agricole.

De la place Sainctelette à Drogenbos, le canal permettra l’approvisionnement en combustibles (le charbon de Wallonie) et en matériaux de construction (les pierres du Hainaut); sur ses berges, de nombreuses activités verront le jour : déchargement et transformation des matières brutes mais aussi brasseries, tanneries et imprimeries, utiliseront l’eau du canal !


LE 1ER MINISTRE DE LA JUSTICE
Enfin, Antoine Barthélemy a trouvé à qui parler et c’est lui qui, en 1826, pose la première pierre. Est-il comblé ? Pas tout à fait car, comme souvent, la bienveillance de nos gouvernants étrangers se mue lentement en tendance à l’exploitation et à la répression.

En 1831, parmi les dix hauts personnages chargés d’aller proposer la couronne de Belgique au Duc de Nemours (qui la refuse), Antoine Barthélemy côtoie des noms illustres : Surlet de Chokier (le régent), de Mérode, Gendebien, de Brouckère. Intégré dans le gouvernement de Surlet, il sera ensuite le premier ministre de la Justice de notre monarchie constitutionnelle. Quelques mois plus tard, Antoine Barthélemi effectue sa dernière sortie officielle : en août 1832, au moment où la Belgique attend, fiévreuse, l’arrivée de sa première reine, il inaugure enfin «son» canal, qui relie Charleroi à Bruxelles.

Trente jours plus tard, il est plébiscité pour présider la première assemblée représentative de la Belgique indépendante. Mais le sexagénaire a déjà trop donné. Le 10 novembre, il meurt frappé d’apoplexie au château de Franc-Waret, près de Namur. La ville de Bruxelles décide de donner son nom à la petite ceinture de Bruxelles, entre la porte de Flandre et celle de Ninove, le long du canal qui lui doit d’exister.

SYLVIE LAUSBERG
Journal Le Soir 22/08/1997


Sophie Barthelemy – épouse d’Alexandre Gendebien – est fille unique de Antoine Barthelemy et Marie-Josèphe Loÿson.

 Sources

  • Personne: Archives de l’Etat, repris sous le nom de Antoine Joseph Bartholomé, acte nr. 18 du 02-10-1792
  • Voir aussi Wikipedia, Unionisme et de nombreux autres sites et bibliographies
  • https://fr.wikipedia.org/wiki/Antoine_Barth%C3%A9lemy
  • https://unionisme.be/cnbarthelemy.htm
Arbre d’ascendance
|2_ Nicolas-Joseph BARTHELEMY 1733-
|–1_ Antoine Joseph BARTHELEMY, Avocat au conseil souverain de Brabant 1764-1832
|3_ Marie Françoise LOŸSON †