Des soldats russes : certains capturés, d’autres tués
Les deux premières photos représentent un soldat russe capturé dans la région de Koursk. Il se nomme Danilo Kolesnikov, 22 ans, originaire de la région de Belgorod et a servi au sein du 488e régiment à la frontière, près de Koursk-Souzha.
« Il a été capturé par les troupes ukrainiennes alors qu’il traversait la frontière », explique-t-il.
ASTRA a vérifié son identité et a identifié les comptes de Kolesnikov sur les réseaux sociaux. Il a effectivement publié des photos du déploiement militaire de décembre 2023 sur sa page VKontakte, on y trouve en autre sa photo officielle.
Un autre soldat russe du nom de Maxim Pawlowitsch, aussi âgé de 22 ans, a été capturé en même temps.
Ces deux hommes ont toutefois eu la chance d’avoir été capturés vivants, le taux de mortalité est très élevé chez les soldats, tant russes qu’ukrainiens. Les conditions de détention des prisonniers russes sont nettement meilleures que celles des prisonniers ukrainiens, qui sont souvent affamés et torturés, parfois même assassinés !
La capture reste marginale par rapport à l’élimination du soldat
Ce soldat russe de 18 ans n’a pas eu la chance de la capture, il a été tué.
Maksim Suvorov, né le 5 juin 2007, originaire de la région sibérienne de Bouriatie, est réputé pour être le plus jeune soldat russe mort au combat .
Âgé de 18 ans et un mois, après avoir signé comme soldat sous contrat, il a suivi durant quelques jours d’entraînement en Crimée occupée une formation de tireur d’élite puis a immédiatement été envoyé au front à Donetsk. Il n’a passé que deux semaines sur le champ de bataille ukrainien avant d’y être abattu le 24 juillet 2025.

Un autre article a été rédigé sur cet Maksim Suvorov
Cet homme était un combattant russe, de facto une cible de guerre légitime.
Le premier devoir de tout soldat est de détecter et de neutraliser tout soldat ennemi. Il n’est pas le seul soldat de 18 ans a avoir été tué, en octobre on en dénombre 245, mais celui-ci était le plus jeune de tous.
Un soldat n’a pas d’âge tant qu’il est majeur :
18 ans, 22 ans, 30 ans, 50 ans… Une arme entre les mains, s’il tire, il tue…
La capture est souvent difficile et risquée.
Le Droit international humanitaire (DIH) recommande lorsque la situation le permet de privilégier la capture pour des raisons évidentes d’humanité, – l’ennemi étant un homme avant tout -, mais il n’oblige en aucun cas un soldat de se mettre potentiellement en danger (blessure, capture ou décès) pour sauvegarder la vie d’un ennemi.
Tout soldat conserve son libre arbitre et agit tenant compte du contexte et de son appréciation de la situation.
Tant que l’ennemi n’est pas hors de combat (blessé au point de ne plus pouvoir prendre les armes, désarmé ou ayant capitulé), il peut certes prendre la décision de capturer l’ennemi vivant, mais aussi décider de l’éliminer et ce, sans avoir à en justifier la raison (sauf s’il a reçu un ordre contraire d’un supérieur).
Conclusion
Si chaque perte constitue individuellement une tragédie humaine — une vie perdue, une famille endeuillée — il n’en demeure pas moins que le sens même de la guerre est que tout combattant doit tout mettre en œuvre pour vaincre l’ennemi, souvent en l’éliminant, afin de s’offrir, à lui et à ses camarades, les meilleures chances de survie.
Laisser s’enfuir un ennemi n’est pas une option militaire, tout ennemi doit impérativement être neutralisé par la capture ou l’élimination, sauf si la situation ne permet pas de l’attaquer.
Pour tout soldat :
Tuer ou être tué, la question ne se pose jamais.
Soldat Ukrainien le pouce levé, le cadavre de son ennemi devant lui…
Ce soldat Ukrainien a vaincu son ennemi, ce soldat russe, à l’aide d’une grenade, au terme d’un affrontement difficile. Il a gagné le combat et surtout il est vivant, contrairement à son adversaire, qu’il est parvenu à éliminer. Son sourire et sa fierté sont compréhensibles, non par irrespect envers l’ennemi, mais bien d’avoir gagné contre lui et donc être en vie car s’il avait perdu contre cet homme, le mort ce serait lui.

Vivre ou mourir à la guerre tient autant au courage et à la volonté de se battre pour vaincre l’adversaire qu’à la simple chance. Ce soldat ukrainien a remporté ce combat, mais d’autres l’attendent. Nul ne sait s’il gardera sa bonne étoile jusqu’à la fin de la guerre, quel qu’en soit le vainqueur.
Par Alain Schenkels

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