Des fantassins de l’armée australienne se reposent en juin 1945 pendant la campagne de Bornéo
Un moment de répit pour les fantassins de la 9e division de l’armée australienne, appartenant à la deuxième force impériale australienne (2e FIA), en juin 1945, sur l’île de Labuan, pendant la campagne de Bornéo. Après avoir débarqué leur équipement, ces soldats profitent d’un instant de calme au milieu du chaos de la guerre.
La campagne de Bornéo en 1945 est une série d’opérations militaires menées par les forces alliées, principalement australiennes, qui visait à libérer l’île de Bornéo de l’occupation japonaise. Elle s’inscrit dans la phase finale de la Seconde Guerre mondiale dans le Pacifique.
Située au large de la côte de Bornéo, Labuan avait une importance stratégique en raison de son aérodrome et de son port. Sa capture était cruciale pour les Alliés afin de sécuriser la région et de faciliter les opérations ultérieures. La deuxième force impériale australienne (2e FIA) était une force expéditionnaire de l’armée australienne formée pour servir outre-mer.
La 9e division de l’armée australienne – dont ces hommes faisaient partie – a joué un rôle essentiel dans la campagne de Bornéo, participant à des combats intenses pour reprendre le contrôle de l’île.
La photographie témoigne de la fatigue et l’épuisement des soldats après les opérations de débarquement. Elle reflète le rôle crucial des soldats, qui étaient en première ligne dans les combats. Un moment de calme relatif, mais la tension de la guerre reste palpable.
J’ai choisi cette photographie – loin des canons, combats et des morts – pour rendre hommage aux soldats australiens, le courage et le sacrifice de ces hommes qui ont combattu dans des conditions difficiles illustre un moment qui permet de mieux comprendre la campagne de Bornéo, elle nous permet d’appréhender les conditions de vie des soldats durant cette guerre, la fatigue permanente, le stress, peut-être aussi leur mort prochaine sous les balles ennemies.
Contexte militaire : l’homme de gauche mérite une réprimande légitime — il ne porte pas ses plaquettes d’identification, contrairement à celui de droite.
Les ROE exigent que tout militaire garde ses plaquettes d’identification (et son arme à portée de main) en permanence. En cas d’obus ou de tir isolé, torse nu et sans uniforme, son identification serait impossible — l’ADN n’existant pas à l’époque et en cas de blessure, impossibilité de connaître son groupe sanguin.
En guerre, aucun répit n’existe. Même en zone calme ou sécurisée, une attaque surprise peut surgir à tout moment. La vigilance reste absolue et les règles doivent êtres observées par tous les soldats.
Par Alain Schenkels

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