L’Union européenne protège ses infrastructures vitales contre les risques chinois.
Bruxelles engage en janvier 2026 un processus ferme pour retirer les technologies chinoises des réseaux vitaux comme les télécommunications, l’énergie et le stockage de données. Cette initiative élève la protection de ces secteurs au rang de priorité défensive, transformant des outils civils en éléments stratégiques militaires.
Réseaux civils en enjeu sécuritaire
La conflit ukrainien a modifié la perception des risques à Bruxelles. Les systèmes télécoms, énergétiques et informatiques assurent désormais la soutenabilité des opérations armées sur la durée. Les décideurs européens identifient dans les matériels importés des points faibles exploitables pour des dysfonctionnements, des infiltrations ou des actes hostiles.
Les incursions numériques contre les équipements à usage mixte civil-militaire prolifèrent. La fiabilisation des filières numériques égale en urgence le développement des armements traditionnels. Privée d’armée unifiée, l’UE s’appuie sur la réglementation, les standards et la robustesse productive pour anticiper les champs de bataille modernes.
Les télécoms garantissent les liaisons chiffrées, les synergies entre unités et l’appui logistique, avec un focus sur Huawei et ZTE. Les éléments connectés dans le photovoltaïque ou les compteurs intelligents protègent les sites militaires, les infrastructures portuaires et les postes de commandement. Alignée sur Washington, qui a déjà agi, l’Europe optimise ses échanges alliés via une exclusion échelonnée, sans rupture immédiate des installations en place.
Ce choix marque un passage à l’action tangible en matière d’autonomie, malgré les frais engagés face à un géant manufacturier comme la Chine. Pékin subit un revers à la fois moral et commercial, perçu comme un danger latent, à l’image des positions américaines. Les acteurs européens du numérique sécurisé et de l’armement gagnent en opportunités pour des produits locaux, renforçant un réseau dédié. Les forces du continent bénéficient d’une assise plus solide, décisive pour la mobilité tactique dans les affrontements contemporains.
Par Alain Schenkels



